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L’Estrie en amour avec la danse country

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Mardi soir, 18 h 30. Par un froid glacial de février, une quarantaine de personnes sont réunies dans le grand local des Winslow Dancers sur la rue King Est, à Sherbrooke. Certains en sont à leur première séance de danse country, d'autres reviennent pour une deuxième, une troisième ou même une huitième fois. Ils sont tous présents pour améliorer leurs techniques, s'amuser, mais surtout pour mettre le feu au plancher de danse.

Sur les airs de la chanson Fireball de Pitbull, la professeure Debora Coelho partage sa passion aux danseurs qui en sont pour la plupart à leurs premiers pas.

Ça fait un an et demi que je fais cela. Je «trippe ben raide» de leur apprendre ça. Je voulais donner cette passion-là que j'avais aux autres, explique-t-elle entre deux cours de sa soirée.

Moi, c'est vraiment leur petite joie de vivre lorsqu'ils dansent. Le petit bonheur d'avoir réussi. C'est ce que j'aime.

Debora Coelho sur une scène et montre une danse en ligne à des danseurs.

Debora Coelho est professeure de danse country pour les Winslow Dancers.

Photo : Radio-Canada

Réseaux sociaux et Yellowstone

L'engouement pour la danse country s'est vraiment matérialisé au cours des dernières années, selon le président fondateur des Winslow Dancers, Nicolas Lachance. Il observe deux moments clé : la montée des réseaux sociaux et des courtes vidéos sur TikTok, par exemple, et la sortie de la série télévisée Yellowstone en 2018. L'émission suit la famille Dutton dans sa lutte pour protéger le plus grand ranch des États-Unis, situé dans le Montana contre différents groupes comme des promoteurs, des politiciens et d'autres adversaires.

Les gens veulent avoir un ranch. Ils veulent être comme Rip, comme Beth et avoir leur endroit à eux. Comme ils n'ont pas les moyens de s'offrir un ranch comme dans l'émission, ils vivent le rêve un peu le rêve en venant danser avec nous, croit M. Lachance.

Pour les réseaux sociaux, beaucoup d'entreprises se demandent comment populariser leur offre. On offre le contenant et les professeurs offrent le contenu. Ainsi, les gens sont contents parce qu'ils ont du beau contenu qu'ils peuvent partager et ils vivent le milieu des cowboys en faisant une activité qui ne coûtent quelques dollars par semaine, ajoute-t-il.

Pas des danses de « matante »

Bianca Lachance est adepte de danse country depuis près de six ans déjà. Même si elle n'en ait pas à ses premiers pas, elle profite de sa présence lors des cours pour danser. Elle accompagne et travaille aussi les Winslow Dancers dans plusieurs événements durant la période estivale.

Pour elle, tout a commencé lorsqu'elle était plus jeune, avec sa famille.

J'avais des « matantes » qui dansaient ça dans des partys de Noël. Quand j'ai appris que des cours se donnaient en ville, à Sherbrooke, j'étais vraiment contente. J'ai voulu y aller parce que ça piquait ma curiosité. On le voit très bien, une population de plus en plus jeune danse avec nous. Ce n'est plus les chansons comme avant. Je ne suis pas certaine que nos tantes dansaient sur du Pitbull, rigole Bianca Lachance.

Bianca Lachance.

Bianca Lachance est adepte de danse country depuis près de 6 ans et accompagne les Winslow Dancers dans plusieurs événements chaque année.

Photo : Radio-Canada / Antoine Desrosiers

Vincent-Xavier Lajoie était venu essayer la danse country lors du passage de Radio-Canada.

C'était ma première fois. J'en avais entendu beaucoup parlé comme c'est de plus en plus populaire. C'est vraiment pour tout le monde et c'est plaisant parce qu'on peut se faire des amis. On peut jaser de plusieurs choses durant les pauses, j'ai vraiment aimé ça, assure-t-il.

Et si Nicolas Lachance souhaitait convaincre une personne qui n'est pas certaine de vouloir essayer la danse country?

Elle est aussi bien de ne pas venir une fois pour un cours de danse, parce qu'il y a trop de chances qu'elle aime ça. Si la personne a le moindre doute qu'elle aime cela. Elle va revenir, s'exclame celui qui a fondé les Winslow Dancers il y a 20 ans cette année.

Mon boss, c'est la danse country, ce n'est pas nécessairement les Winslow Dancers. Peu importe d'où vous venez au Québec, allez-y découvrir des écoles de danse, il y a quelque chose pour vous et c'est une communauté tissée serrée. Avec la danse country, on ne se trompe pas, conclut Nicolas Lachance.

Des danseurs.

La danse country attire de plus en plus d'adeptes de tous les âges.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Winslow Dancers

L'école de danse Winslow Dancers a été fondée en 2006 et propose maintenant une soixantaine de cours par semaine, dont plusieurs en Estrie.

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