Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

L’esprit critique contre la pensée magique

4 month_ago 53

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Une fois par mois, Le Devoir d’éducation vous propose des contributions enrichissantes, qu’elles proviennent de chercheurs, de praticiens du milieu de l’enseignement ou d’autres personnes qui ont réfléchi à l’état de notre système d’éducation.

Tous les enseignants et penseurs de l’éducation s’entendent plus que jamais pour dire que rien n’est plus important que de développer et de renforcer « l’esprit critique » chez les étudiants, et ce, à tous les niveaux d’éducation. Mais au-delà de cette affirmation générale, la question demeure : comment peut-on concrètement montrer comment exercer ce fameux esprit ou sens critique ?

La meilleure façon, il me semble, est de cibler des cas concrets d’affirmations très problématiques, sinon farfelues — mais qui passent souvent comme lettre à la poste —, et de les utiliser comme exercice pratique montrant comment un « esprit critique » doit les analyser en soumettant chaque élément de ces énoncés à une série de questions simples qui permettent de vérifier si ce qui est dit est crédible et peut concrètement se réaliser.

Plusieurs événements pourraient être ainsi analysés, mais le traitement médiatique de l’expédition Artemis II fournit un cas récent et même exemplaire qui a clairement mis en évidence une absence surprenante d’esprit critique de la plupart des commentateurs qui ont couvert cet événement de 5 milliards de dollars.

Alors même que ce projet est éminemment politique, le réflexe critique des médias s’est vu paralysé aussitôt qu’on leur a dit qu’il s’agissait de « science », laquelle est bien sûr « objective » et n’exige que le point de vue des « spécialistes », lesquels ont été à peu près unanimes à saluer cette expédition lunaire (au double sens de ce mot) comme un exploit et un retour de « l’exploration » et de la « conquête » de l’espace.

Il serait trop facile de proposer une analyse critique des discours du genre de ceux du premier ministre canadien, Mark Carney, qui trouvait « incroyable d’entendre [l’astronaute Jeremy Hanson] parler en français dans l’espace », de l’astronaute lui-même affirmant que son voyage l’avait « conforté dans [s]on idée qu’il faut créer plutôt que détruire », ou encore de l’équipe entière n’appelant à rien de moins que « l’unité sur Terre » !

Tout cela est bien fait pour détourner l’attention et faire oublier la réalité de ce vol qui n’était, comme je l’ai déjà montré, qu’une machine à remonter le temps nous ramenant en fait en 1968 (« Artemis II, la machine à remonter le temps », Le Devoir, 4 avril 2026). Intéressons-nous plutôt aux paroles des experts convoqués par les médias et donc censés être plus « scientifiques » et capables d’expliquer rationnellement à quoi pouvait bien servir cette mission de même que celles à venir devant mener à un retour d’humains sur la Lune, à l’érection sur le sol lunaire d’une station habitée permanente et peut-être même à la construction d’une station orbitale autour de ce satellite.

Démonter la pensée magique

Le propre d’un esprit critique est d’avoir le réflexe de se demander, face à toute affirmation, ici celles concernant l’utilité des voyages habités vers la Lune, si elle est crédible, réaliste et, surtout, si les buts poursuivis exigent vraiment une présence humaine pour être atteints.

Les exemples d’affirmations surprenantes des médias et des « experts » à propos des questions spatiales sont nombreux. Nous nous limiterons à en analyser ici quelques-unes qui mettent clairement en évidence une étonnante absence de pensée critique et d’analyse concrète des conditions matérielles de réalisation de projets présentés comme allant de soi. Il s’agit donc ici de décortiquer des énoncés qui semblent simples et logiques en surface, mais qui, quand on y réfléchit sérieusement — ce qui exige beaucoup de phrases pour rendre visible ce que cachent quelques mots lancés comme des évidences —, relèvent en réalité de la pensée magique.

Ce genre de pensée se caractérise par le fait d’affirmer sans plus de détails que « l’on fera ceci et cela », alors que la pensée critique exige de savoir comment concrètement on peut vraiment « faire ceci et cela ». Comme nous allons le voir, loin de nous expliquer pourquoi ou comment on s’installera sur la Lune et même sur Mars, les experts interrogés ont été obnubilés par la magie de la technologie et ont abandonné, consciemment ou non, tout esprit critique permettant d’effectuer l’analyse rationnelle des conditions matérielles de réalisation de nouveaux vols habités vers la Lune ou vers Mars.

Les nombreux textes diffusés dans les médias audiovisuels et imprimés au cours de la mission de dix jours d’Artemis II constituent des exemples typiques de ce que le physicien américain Robert Park a appelé la « science vaudoue par communiqués de presse » dans son ouvrage Voodoo Science, paru en 2000.

Comme l’a montré Raymond Boudon dans son ouvrage L’art de se persuader des idées douteuses, fragiles ou fausses, les gens adhèrent souvent à de telles idées douteuses ou fausses, et « il suffit pour cela que l’argumentation explicite soit contaminée par des a priori clandestins », écrit le sociologue. Il s’agira donc ici de rendre visibles les postulats cachés et surtout les silences qui rendent plausibles des énoncés qui, soumis à un véritable regard critique, deviennent alors visiblement problématiques et même absurdes. Le but étant avant tout pédagogique, nous nous focaliserons sur les énoncés sans identifier la source exacte, laquelle pourra être facilement retrouvée par les esprits curieux en utilisant des moteurs de recherche.

Naïveté

Pourquoi donc retourner sur la Lune avec des humains ? Un expert interrogé nous dit que « l’objectif, c’est de pouvoir partir depuis la Lune pour ensuite aller explorer d’autres planètes ». L’objectif est clair : aller vers Mars. Mais va-t-on vraiment partir de la Lune pour un tel voyage ? L’expert nous dit que oui, car « décoller depuis la Lune requiert une lutte contre la gravité moins grande que sur la Terre » et qu’en conséquence, « on règle le problème actuel de la quantité de carburant nécessaire pour extirper un vaisseau de l’atmosphère terrestre ».

Or, posons la question toute simple : comment amènera-t-on la fusée sur la Lune pour qu’elle parte ensuite vers Mars ? Pour bien saisir le caractère totalement irréaliste d’un soi-disant départ de la Lune, nul besoin d’un diplôme universitaire d’astrophysique. Il suffit en effet d’observer les environs de la rampe de lancement qui a permis à Artemis II de décoller du Centre spatial Kennedy en Floride.

On y voit bien sûr une infrastructure de métal haute de plus de cent mètres et lourde de plusieurs milliers de tonnes, laquelle retient la fusée avant son départ. On voit aussi l’immense hangar dans lequel la fusée a été construite avant d’être transportée sur la rampe de lancement. On sait aussi que le tout est géré par des milliers d’ingénieurs et de techniciens. On sait enfin que le carburant dont parle notre expert a été produit dans des usines terrestres qui abritent des centaines de techniciens et qui ont pris des années à être construites en utilisant des milliers de tonnes de métaux divers.

Arrêtons-nous là et demandons-nous simplement : comment pourra-t-on lancer une fusée de la Lune sans tout cet arsenal ? Et d’où viendront les matières premières pour construire cet environnement complexe, sans parler des personnes qui devront tout construire ? Comme tout viendra nécessairement de la Terre, il faudra donc les y amener.

On nage donc évidemment ici en pleine pensée magique, où les objets ne sont que des noms sans masse, ni structure, ni origine, simplement assemblés dans des phrases aux allures « scientifiques ». On le voit, l’esprit critique n’a besoin que d’oser poser des questions simples et concrètes, en adoptant une sorte de naïveté enfantine.

Conte

Mais à la question sur les matériaux, les grands promoteurs et « experts » divers des vols lunaires habités répondront évidemment que la Lune étant riche en métaux, on les prendra sur place ! Mais alors, une nouvelle question se pose : avec quoi creusera-t-on les mines une fois localisées, quelque part sur la Lune, des concentrations assez riches en métaux plus ou moins rares ? « Avec des camions et des foreuses, parbleu ! »

Oui, mais, encore une fois, d’où viendront ces lourds appareils spécialisés ? Et l’énergie pour les faire fonctionner ? Et où sera construite l’usine pour transformer le minerai brut en métal assez pur pour être ensuite utilisé sur place pour construire une rampe de lancement, une fusée, etc. ?

À ces questions simples, les promoteurs répondront probablement que ce sont là des détails qui occupent les esprits sans imagination. Toute personne raisonnable conclura plutôt qu’un éventuel vol vers Mars partira tout simplement de la Terre, comme ce fut le cas pour les très nombreux robots lancés vers les autres planètes depuis les années 1960.

L’Agence spatiale canadienne nous explique pour sa part l’intérêt de s’installer autour de la Lune et affirme de manière péremptoire qu’en « nous rendant près de la Lune, nous pouvons nous préparer aux missions habitées dans l’espace lointain, comme sur Mars ». Elle envisage donc sérieusement non seulement d’aller sur Mars, mais aussi « dans l’espace lointain » ! Mais où exactement ? Et pour y faire quoi ? Mystère…

Comme si cela ne suffisait pas, on ajoute qu’en ayant « accès à la surface de la Lune », on pourra « y mener des expériences scientifiques de pointe » et même « disposer d’un lieu unique pour effectuer des démonstrations technologiques » ! Des démonstrations technologiques ? Lesquelles doivent vraiment se faire sur la Lune ? Et surtout : de quelle technologie parle-t-on ici ?

On pourrait continuer à mettre en doute ces affirmations véritablement « lunaires », mais ces quelques exemples devraient suffire pour montrer comment ne pas se laisser endormir par de belles paroles, même quand elles sortent de la bouche d’experts ou du service des communications d’organisations apparemment crédibles.

Au lieu de succomber aux arguments d’autorité, il vaut mieux exercer sans crainte du ridicule ce fameux « esprit critique » tant réclamé et faire comme le petit garçon qui, dans le fameux conte d’Anderson sur Les habits neufs de l’empereur, avait osé dire en voyant le roi défiler : « Mais il n’a pas d’habit du tout ! » Et le père de répondre : « Entendez la voix de l’innocence ! » Et cela a suffi pour que la foule entière se mette à crier : « Mais il n’a pas d’habit du tout ! »

Pour proposer un texte ou pour faire des commentaires ou des suggestions, écrivez à Dave Noël à [email protected].

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway