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L'Espagne, longtemps peu efficace, a encore pu compter sur un but tardif de Mikel Merino pour dominer la Belgique 2-1, vendredi à Los Angeles, offrant un choc attendu en demi-finales du Mondial contre l'équipe de France.
Annoncées comme deux des grandes sélections favorites au titre depuis le début du tournoi, l'Espagne et la France vont s'affronter mardi, à Dallas, pour une place en finale, lors d'un choc qui fait saliver toute la planète soccer.
Si les Bleus ont impressionné face au Maroc jeudi (2-0), la Roja a mis du temps à s'imposer contre des Diables Rouges à la hauteur de l'enjeu. Comme au tour précédent face au Portugal (1-0), Mikel Merino a délivré sa formation grâce à un but dans les dernières minutes.
Les Espagnols se qualifient ainsi en demies-finales de la Coupe du monde pour la deuxième fois de leur histoire, après 2010, l'année de leur titre mondial. Ils avaient participé au groupe final à quatre en 1950.
Les Belges pourront, eux, regretter la blessure de leur capitaine Youri Tielemans, forfait à la dernière minute, et surtout celle de leur gardien totem Thibaut Courtois, qui a quitté la pelouse blessé à la 71e.
L'erreur de Lammens
Dix-sept minutes plus tard, son remplaçant, Senne Lammens, a commis l'erreur fatale : un ballon relâché sur une frappe de loin de Pau Cubarsi, dans les pieds de Mikel Merino (88e), une issue cruelle pour le portier de 24 ans, lors de sa troisième sélection seulement, après une belle saison avec Manchester United.
Encore solide derrière, la Roja a toutefois encaissé son premier but du tournoi, sur la première vraie incursion belge du match : à la réception d'un centre de Timothy Castagne, Charles de Ketelaere a gagné son duel contre Pau Cubarsi pour une tête qui a trompé Unai Simon (41e).
Les Diables Rouges arrachaient là l'égalisation après l'ouverture du score de Fabian Ruiz, qui avait bien suivi une parade mal dégagée, cette fois de Courtois (30e), le milieu du Paris Saint-Germain mettant à profit sa première titularisation depuis le premier match de l'Espagne, face au Cap-Vert.
Après un début de match prudent, la Roja semblait alors prendre confiance, avec une action collective fantastique, mais non conclue (38e).
Lamine Yamal, qui ne compte toujours qu'un seul but lors de la compétition, s'est démené, mais a manqué de précision, tirant trop à gauche (21e), trop à droite (40e et 52e), ou trop près de Courtois (61e) avant d'être frustré par de bonnes interventions défensives.
Les entrées de Romelu Lukaku et Axel Witsel n'ont pas suffi pour la sélection de Rudi Garcia, qui aura fait trembler l'un des favoris du Mondial.
Avant le choc contre la France, l'Espagne a récupéré l'attaquant Nico Williams, rentré en fin de rencontre pour la première fois depuis sa blessure face à l'Uruguay.


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