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L’entrepreneur et investisseur français est l’invité du «Planétarium». L’occasion de mettre en lumière le nouveau secteur d’activité auquel il s’intéresse.
Passer la publicité Passer la publicitéFaut-il investir dans l’espace ? Sans aucun doute pour Charles Beigbeder . L’entrepreneur français est l’invité de Sylvain Chatelain et Tristan Vey dans «Planétarium» sur Le Figaro TV ce jeudi 7 mai à 14h30 (également disponible sur toutes les plateformes). L’occasion d’en dire plus sur cette nouvelle économie que représente l’espace. C’est d’ailleurs le sujet qu’il aborde dans son livre New Space, l’économie à la conquête du cosmos paru aux éditions Eyrolles.
Jusque dans les années 2010, tout ce qui touche à l’espace est cher et lent. La Nasa est encore la figure de proue du secteur. Désormais, des entreprises privées s’y mettent, avec une logique plus rapide, moins chère, plus industrielle. La révolution New Space obéit à un raisonnement formulé par Charles Beigbeder : «échouer mais échouer rapidement». De nouvelles technologies low-cost sont aujourd’hui en cours de développement, mais elles ne sont pas parfaites.
«L’espace est un marché économique normal. Parce que c’est tout proche et que les entrepreneurs ont compris et proposent maintenant des initiatives toutes proches», affirme-t-il. Et si ce marché s’est à ce point développé ces dernières années, c’est qu’une entreprise en particulier a su montrer l’exemple : Space X. En très peu de temps, Elon Musk est devenu leader du secteur en réussissant notamment à créer une fusée réutilisable, en un temps record, ce qui était jusque-là impensable.
L’exploit a permis de faire chuter drastiquement les coûts. Avant, lancer un satellite coûtait une fortune, une opportunité réservée à quelques Etats seulement. Aujourd’hui, une université ou une startup peut le faire. C’est pourquoi un véritable écosystème s’est créé autour des lanceurs et microlanceurs de fusées. De plus en plus de projets voient le jour, ce qui attire de plus en plus de mécènes, nombreux à croire au New Space.
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L’objectif ? Envoyer des centaines voire des milliers de satellites à basse et moyenne orbite afin de créer de véritables constellations de satellites et ainsi assurer une meilleure observation de la planète. Chose jusqu’alors impossible puisque le prix d’un satellite oscillait entre 500 000 et 1 million d’euros. Pourtant, malgré le développement particulièrement rapide de ce marché qu’est l’espace, l’Europe a du retard. Elle manque de lanceurs modernes (surtout petits). Pourtant, les cerveaux eux ne manquent pas, surtout en France où les parcours de formation des ingénieurs sont parmi les plus prestigieux.
L’économie, c’est bien, mais qu’en pense la communauté scientifique ? Cette révolution économique pourrait aussi être scientifique, notamment dans l’observation de la Terre. Elle permet un plus grand accès à l’espace. Mais une question se pose : l’encombrement. Les débris créés par la collision de deux satellites pourraient avoir de graves conséquences. Il y a donc un besoin de régulation de ces satellites une fois lâchés dans l’espace. À mesure que l’espace s’ouvre à l’économie, il devient aussi un nouveau territoire à organiser et à réguler. Reste à savoir si cette conquête saura éviter les dérives déjà observées sur Terre, ou si elle en sera le prolongement.


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