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Une équipe de recherche de l’Université Laval profite de la tenue du festival Fono, qui se déroule sur le campus jusqu’à samedi, pour étudier comment certains aspects de l’environnement festif, tels que l’éclairage d’un site, la densité de la foule ou la présence d’une aire de repos, peuvent contribuer à prévenir les violences à caractère sexuel (VACS).
La sexologue et professeure au Département de psychiatrie et de neurosciences de l'Université Laval Stéphanie Couture dirige l’étude.
Elle souligne que des travaux menés dans différents contextes festifs en Europe et en Amérique du Nord ont révélé que plus de la moitié des personnes participantes avaient vécu au moins une forme de VACS lors de tels contextes au cours de leur vie.
Domaine peu étudié
La chercheuse précise que ces violences peuvent prendre différentes formes et vont des commentaires non désirés aux agressions sexuelles.
Il existe déjà plusieurs initiatives qui misent sur la sensibilisation et la formation des individus pour prévenir les violences à caractère sexuel. Ces approches demeurent importantes, mais les facteurs de risque et de protection liés à l'environnement ont été beaucoup moins étudiés, relève Stéphanie Couture.

Stéphanie Couture est sexologue et professeure au Département de psychiatrie et de neurosciences de l'Université Laval.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Elle explique qu’un événement comme le festival Fono constitue un terrain d’étude idéal pour observer comment certains facteurs environnementaux peuvent contribuer à rendre les milieux festifs plus sécuritaires, d’autant qu’il se déroule sur le campus de l’Université Laval.
Afin de documenter les facteurs susceptibles d’influer sur le sentiment de sécurité, Mme Couture et son équipe, composée de trois étudiantes du baccalauréat en psychologie, ont recours à une approche appelée ethnographie rapide.
Observations
Durant les trois jours du festival, qui a pris son envol jeudi, l’équipe parcourt le site afin d’observer les éléments pouvant contribuer au sentiment de sécurité des festivaliers. L’aménagement du site, son fonctionnement et les mesures de prévention mises en place, entre autres, retiennent l’attention des chercheuses.
Elles compléteront leurs observations par des entrevues menées auprès des organisateurs du festival et des responsables de la sécurité. Des groupes de discussion avec des bénévoles et des personnes participant au festival Fono sont également prévus.

Le festival Fono se déroule jusqu’à samedi sur le campus de l’Université Laval.
Photo : Radio-Canada / Charlotte Marschall
Stéphanie Couture tient à préciser que la décision de s’intéresser au festival Fono n’est pas liée à une problématique particulière observée à Québec ou sur le campus.
La Ville de Québec n'est pas l'endroit où l'on rapporte le plus de violences à caractère sexuel à la police, souligne-t-elle.
Recommandations
La chercheuse mentionne que l’objectif de ses travaux, à terme, est de formuler des recommandations applicables aux festivals et à d’autres lieux de rassemblement, comme les bars.
On veut montrer qu'il existe parfois des mesures simples, qui ne demandent pas un énorme budget et qui peuvent faire la différence pour améliorer le sentiment de sécurité, fait valoir la professeure.
La recherche qu’elle mène avec ses trois étudiantes s’inscrit dans le cadre du chantier Un campus vibrant , tiré du Plan institutionnel 2023-2028 de l'Université Laval.


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