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Les derniers zigzags du président américain montrent qu’il n’aborde pas nécessairement la phase diplomatique du conflit en position de force, malgré les coups portés à l’Iran depuis près d’un mois.
Georges Clemenceau n’avait assurément pas en tête un stratège du genre de Donald Trump lorsqu’il postula que la guerre « est une chose trop grave pour la confier à des militaires ». De son ultimatum pour rouvrir sous 48 heures le détroit d’Ormuz à l’annonce de nouveaux pourparlers censés déboucher sur un accord dans les cinq jours, les zigzags du commandant en chef américain ne projettent pas la sérénité de celui qui sait où il va. Ce qui transparaît au contraire, c’est son désir de sortir au plus tôt d’une situation qui menace de tourner à son désavantage.
La supériorité militaire du tandem israélo-américain n’est plus à démontrer. Mais elle n’a pas suffi, pour l’heure, à briser l’échine des gardiens de la révolution. Le président se retrouve sous la pression des Américains, qui pestent contre la hausse du prix de l’essence, et de ses partenaires dans le Golfe, qui subissent le choc de la guerre mais craignent d’être abandonnés. Ce qui le laisse face à un choix difficile : monter…


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