L’éditeur québécois Boréal a annoncé mercredi maintenir en librairie le roman «C’était ça ou mourir» de Thélyson Orélien, affirmant ne disposer d’aucun élément permettant d’établir avec certitude un recours à l’intelligence artificielle (IA) pour son écriture. «L’éditeur n’a pas à exiger des preuves de la part (des auteurs), mais doit se tenir à leurs côtés et c’est ce que nous faisons», indique le communiqué, qui dénonce les attaques personnelles visant l’écrivain.
Estimant que l’écrivain canado-haïtien ne devait pas devenir «le bouc émissaire» des inquiétudes suscitées par ces technologies, la maison d’édition a dit laisser aux lecteurs le soin de se faire leur propre opinion. Malgré l’affaire, les ventes du roman ont continué à progresser, dépassant les 65 000 exemplaires.
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Le compte X «Balance ton Claude» avait accusé Thélyson Orélien d’avoir largement recouru à l’intelligence artificielle générative pour écrire son roman, l’un des best-sellers de la rentrée littéraire en France. L’affaire a provoqué une onde de choc dans le monde de l’édition, provoquant depuis trois semaines un débat sur la place de l’IA dans la création.
L’écrivain canado-haïtien est sorti de son silence mardi pour se défendre de cette accusation, tout en reconnaissant des faits de plagiat dans d’autres textes. Dans un texte transmis à l’AFP, Thélyson Orélien a affirmé qu'«aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine». Il reconnaît toutefois avoir «commis des erreurs inacceptables» en plagiant, dans d’autres textes, des auteurs reconnus peu après son arrivée au Canada.
Lire aussi: Après l'affaire Thélyson Orélien, qu'est-ce qu'un écrivain à l'heure de l'IA?A ce sujet, Boréal souligne dans son communiqué que les faits de plagiat relevés dans des écrits attribués à l’auteur «heurt(ai)ent (ses) valeurs les plus chères» et les condamne «sans réserve».
L’éditeur avait annoncé le 25 septembre la suspension de la tournée promotionnelle du roman après des révélations du quotidien La Presse indiquant qu’une des chroniques de Thélyson Orélien publiée en 2013 était dans sa «quasi-totalité» une «traduction légèrement remaniée» d’un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star. L’auteur avait ensuite interrompu sa tournée en France le 27 septembre avant de regagner le Québec.
«C’était ça ou mourir» a été écarté de la sélection du prix Goncourt. Le prix Renaudot l’a en revanche conservé parmi les neuf romans de sa deuxième sélection.
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