NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les forces armées maliennes (FAMa) ont repris mardi 6 octobre le contrôle de la ville de Kidal, bastion historique des mouvements rebelles touaregs, à près de 1 500 kilomètres au nord-est de la capitale Bamako.
L'opération, menée conjointement avec les éléments d'Africa Corps, ces auxiliaires russes qui ont succédé aux troupes de Wagner et qui sont dirigés directement par le ministère russe de la Défense, s'est déroulée sans réels combats. Les rebelles touaregs ont en effet déserté la ville avant l'arrivée des militaires maliens, préférant remonter vers la frontière algérienne dans des territoires qu'ils contrôlent plus aisément.
Les limites des rebelles touaregs
Ce retrait met aussi en exergue les difficultés d'intendance des rebelles et une certaine capacité des troupes de Bamako à empêcher le développement de circuits entre les bastions touaregs.
La ville de kidal se trouve à plus de 1 500 kilomètres de Bamako. ©IPM GraphicsPour le chef de la junte le général-président Assimi Goïta, la reconquête doit démontrer la mainmise de son armée sur le pays et son emprise sur les mouvements rebelles. La reprise de Kidal doit aussi confirmer le discours officiel malien qui insiste sur la nécessité de restaurer l'intégrité territoriale avant toute négociation.
Kidal une vitrine pour les juntes du Sahel
Le contrôle de Kidal renforce donc la crédibilité du modèle sécuritaire défendu par l'Alliance des États du Sahel (AES – Niger, Mali, Burkina Faso, trois pays dirigés par des juntes militaires) qui a fait de l'enjeu sécuritaire sa marque de fabrique et l'argument de l'installation et du maintien au pouvoir des militaires dans les trois pays.
Au Mali, "l'alliance entre djihadistes et indépendantistes va durer tant qu'elle bénéficie aux deux"Mais cette reprise, si elle fait du bien aux responsables de la junte malienne et à leurs alliés russes de l'Africa Corps, ne règle pas la question politique de fond. Le départ anticipé des rebelles touaregs suggère même un repli stratégique, plus qu'un revers militaire ou tactique.
En quittant la ville sans combattre, les groupes armés touaregs n'ont rien perdu de leur pouvoir de nuisance face aux autorités de Bamako. Leur capacité à mener une politique de harcèlement n'a pas été entamée et ils peuvent toujours compter sur le soutien des structures affiliées à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et à l'État islamique au Sahel qui, elles, continuent de mettre la pression sur les principaux axes du centre et du nord du pays.
Quand les drones changent aussi la face des conflits en Afrique : "Ces armes rebattent les cartes sur le terrain"Pour tirer un vrai bénéfice de cette reprise, le pouvoir malien devra démontrer sa capacité à gérer réellement cette ville et cette région du nord et il devra notamment restaurer des services publics dignes de ce nom. Une forme de normalisation qui doit ramener les civils à rentrer chez eux et pourrait compliquer la propagande indépendantiste qui joue depuis des années sur l'abandon de cette région par les autorités de Bamako.
S'il n'y parvient pas, cette reconquête n'aura servi à rien. Les prochaines semaines seront cruciales pour Bamako et ses alliés de l'AES qui veulent à tout prix prouver qu'ils peuvent, avec le soutien des détachements envoyés par Moscou, gérer la région et s'inscrire dans la durée.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.


4 hour_ago
46

























.jpg)






French (CA)