NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’administration de Soraya Martinez Ferrada estime que les documents qui lui ont été fournis par la fonction publique concernant les voies cyclables de Montréal ne correspondent pas à l’audit souhaité par la mairesse pendant la campagne électorale afin de déterminer si les aménagements cyclables doivent être démantelés ou modifiés.
« Les documents ne constituent pas un audit sur la sécurité des pistes cyclables à Montréal. Nous allons nous pencher sur la sécurité du réseau et des cyclistes, tel que promis », a indiqué mercredi le cabinet de la mairesse sans donner davantage de détails sur les prochaines étapes de son plan.
L’avenir des pistes cyclables s’était retrouvé au cœur de la campagne électorale de la cheffe d’Ensemble Montréal l’automne dernier. Soraya Martinez Ferrada avait promis, si elle était portée au pouvoir, de mener dans les 100 premiers jours de son mandat un audit sur les voies cyclables afin de s’assurer qu’elles soient sécuritaires. Cet engagement avait semé l’inquiétude chez les cyclistes, mais suscité l’enthousiasme chez les électeurs frustrés par ces aménagements et la perte de places de stationnement.
Au lendemain de sa victoire, la mairesse avait toutefois mis cette promesse en suspens après avoir appris qu’une telle évaluation existait déjà à la Ville.
Or, les documents qui ont été fournis à la mairesse ne donnent pas un portrait global de la situation sur le terrain et seules quelques pistes cyclables y sont évoquées, selon les informations obtenues par un citoyen et cycliste, Rick Hoge, qui a fait une demande d’accès à l’information.
Cas documents font notamment état d’un rapport de suivi réalisé en 2021 du Réseau express vélo aménagé l’année précédente dans l’axe de la rue de Bellechasse. Le rapport de 50 pages évoque, entre autres, l’achalandage de la piste ainsi que les conflits avec les véhicules de livraison qui s’immobilisent sur les voies cyclables faute d’endroit pour se garer. Les observations réalisées à l’aide de caméras pendant trois jours ont notamment démontré que sur le segment situé entre la 38e Avenue et la 40e Avenue, des véhicules motorisés avaient obstrué les voies cyclables à 25 reprises par jour — principalement pour des livraisons — pour un arrêt de 4 minutes en moyenne.
Un autre document porte sur un rapport rédigé pour le compte du ministère des Transports du Québec par Vélo Québec concernant la piste cyclable de la rue Notre-Dame Est aménagée il y a une trentaine d’années. L’organisme relève les nombreuses lacunes de ce corridor cycliste, qui fait partie de la Route verte, et formule des recommandations afin d’en améliorer la sécurité, tant pour les cyclistes que les piétons.
La Ville a aussi fourni une liste des observations et commentaires notés par les employés municipaux en juillet 2020 concernant les voies actives et sécuritaires (VAS) aménagées pendant la pandémie de COVID-19.
Une note envoyée au directeur général Benoit Dagenais par Claude Carette, directeur général adjoint responsable de l’urbanisme, de la mobilité et des infrastructures de la Ville, le 10 novembre dernier, dresse la liste des travaux d’évaluation réalisés par la Ville au cours des ans. « Aucun audit de sécurité n’a été réalisé à proprement parler pour l’ensemble du réseau. Toutefois, diverses mesures d’enquête, de correction et de prévention ont été mises en œuvre », souligne-t-il.
La note mentionne la possibilité de consulter les cartes interactives Vision zéro où les collisions mortelles ou avec blessés graves sont recensées, qu’il s’agisse de cyclistes, d’automobilistes ou de piétons.
En complément, la Ville a fourni trois guides présentant les normes encadrant les feux pour piétons à décompte numérique, les feux sonores et les feux destinés aux aménagements cyclables.
Jean-François Rheault, p.-d. g. de Vélo Québec, estime que ces documents ont l’avantage de démontrer l’expertise détenue par la fonction publique en matière d’aménagements cyclables et prouvent que ceux-ci ne sont pas « planifiés sur un coin de table ». « Ça montre vraiment la profondeur du travail des professionnels à la Ville. C’est très facile de le dire, surtout pour les médias sociaux, que les [pistes] ne sont pas réfléchies, pas planifiées, pas pensées. Mais quand on regarde ça, c’est tout le contraire. »
Les intentions de la nouvelle administration ne sont pas encore claires, mais M. Rheault croit que le budget et le plan décennal d’immobilisation qui seront déposés lundi prochain seront un bon indicateur des plans de la Ville pour le développement du réseau cyclable. En 2025, Montréal a investi 30 millions dans son réseau. « De voir ce montant être réduit, ce serait un recul », prévient-il.


5 month_ago
55


























.jpg)






French (CA)