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King Kong, de Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsac

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Étude du film King Kong (1933), dans le cadre du thème de Culture Générale & Expression en BTS 2025-2026 « Les animaux et nous ». King Kong est un film américain réalisé & produit par Merian C. Cooper (1893-1973) & Ernest B. Schoedsack (1893-1979). Cooper & Schoedsack, qui ont fait connaissance sur un quai de gare à Vienne en 1919, firent de nombreux films ensemble. Après Les Chasses du comte Zaroff (1932), Schoedsack rejoint Cooper dans la production de King Kong. Schoedsack dirigea les scènes avec des acteurs humains tandis que Cooper se focalisait sur les effets spéciaux. Le script a été co-écrit par l’épouse de Schoedsack, Ruth Rose. Ce film a marqué une transition dans leur relation de travail, Schoedsack se focalisant sur la réalisation et Cooper sur la production. Leur collaboration cessa à la fin des années 1930. J’ai repris quelques éléments de l’article de Wikipédia pour la présentation du film.

Acteurs principaux : Fay Wray (Ann Darrow, l’actrice engagée par Denham) ; Robert Armstrong (Carl Denham, réalisateur de films) ; Bruce Cabot (Jack Driscoll, le second de l’équipage). Le film invente un mythe exclusivement cinématographique, malgré une forte inspiration de ses créateurs pour le roman Le Monde perdu d’Arthur Conan Doyle (d’où un point commun avec le film Jurassic Park). Voir notre cours précédent « Les Animaux fantastiques ».

15 photogrammes extraits de King Kong, de Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsac

© Lionel Labosse

Effets spéciaux. King Kong clôt une période de surenchère dans le genre fantastique qui connaissait un grand succès en ce début des années 1930, dans la foulée de l’invention du cinéma parlant, avec Dracula (1931) de Tod Browning, Frankenstein de James Whale (1931) et La Monstrueuse Parade (Freaks) (1932), de Tod Browning. Le « grondement » de Kong est construit à partir du rugissement d’un tigre passé à l’envers au ralenti, reproduit quatre fois pour atteindre une durée de 30 s, et mixé avec un morceau d’aboiement de chien. King Kong est le premier film parlant dont les effets supervisés par l’expert en effets spéciaux Willis O’Brien relèvent d’une série de méthodes qui ne cesseront d’être utilisées pendant des décennies : l’animation image par image de modèles réduits, la transparence en grandeur réelle et en miniature, la technique du "matte" (superposition de plusieurs images dans le même plan). King Kong change de taille et de proportions : il mesure, au fil des séquences du récit, de 6 à 72 mètres, mais le spectateur ne s’en rend pas compte. Pour préparer son travail, O’Brien étudia les mouvements de gorilles dans des zoos, et s’intéressa également à d’autres animaux de grande taille afin de trouver l’inspiration pour les dinosaures. Il assista à des matchs de catch pour mieux imaginer les combats entre ces créatures préhistoriques gigantesques.
Extrait de la critique du Ciné-Club de Caen : « Comme toute créature fantastique (Dracula, Frankenstein ou Jekyll / Mr Hyde), King Kong explore l’inconscient. C’est dans la relation à l’horreur et à la beauté que le film atteint des sommets : Ann Darrow mimant le cri d’effroi, Kong effeuillant Ann, sentant son odeur avec le doigt porté au nez. Horreur et beauté sont nettement séparés : la beauté de Ann conduit Kong à sa perte parce que les deux mondes sont irréconciliables et aucune sexualité envisageable. » Voir aussi « analyse de séquence » sur la séquence du sacrifice, qui rappelle les sacrifices de la mythologie grecque (Minotaure).

Deux œuvres d’art en lien avec King Kong

Gorille enlevant une femme (1887), Emmanuel Frémiet (1824-1910).

© Musée d’Arts de Nantes / Wikicommons.

Ci-dessus. Gorille enlevant une femme (1887), groupe sculpté en plâtre, Emmanuel Frémiet (1824-1910), musée d’Arts de Nantes. Une 1re version intitulée Gorille enlevant une négresse, détruite en 1861, fit scandale au Salon de 1859. L’œuvre fut une des sources d’inspiration de King Kong. Cf Wikipédia.
Voir aussi Le Dénicheur d’oursons, sur ce site très riche, qui s’admire au Jardin des Plantes, à Paris.

Le Cauchemar (1781), de Johann Heinrich Füssli

© Detroit Institute of Arts / Wikicommons.

Ci-dessus. Le Cauchemar (1781), Johann Heinrich Füssli, Detroit Institute of Arts. Füssli (1741-1825) est un peintre d’origine suisse naturalisé britannique. Représentatif du « romantisme noir » (William Blake, Caspar David Friedrich, Francisco Goya…), il montre très tôt dans sa carrière un attrait particulier pour les sujets fantastiques, nouveaux à l’époque. Son tableau Le Cauchemar est emblématique de ce courant.

Questions

Répondez aux questions en citant avec précision plusieurs des photogrammes ci-dessus, en évoquant toute la scène correspondante, ainsi que des scènes qui ne sont pas représentées par un photogramme. On attend vos propres réflexions basées sur vos observations personnelles.
1. Quelle est la particularité de Kong en tant que créature « anthropomorphe », par rapport aux autres animaux du film. Quel est son degré d’anthropomorphie, sa part animale ?…
2. Quelles sont vos réflexions sur la longue séquence des sacrifices à Kong de la jeune femme noire, puis de Ann Darrow (photogrammes 3 et 4).
3. En vous basant sur une analogie entre le tableau Le Cauchemar de Füssli et le 13e photogramme, développez une interprétation de ce film comme une exploration de l’inconscient humain et du rôle des animaux dans cet inconscient.

4. Quels rapports établissez-vous entre La Forêt d’émeraude de John Boorman et ce film.

Pour aller plus loin (un peu hors sujet pour le thème qui nous intéresse en 2025), je reprends ci-dessous mon analyse sur King Kong dans le cours de Littérature sur Les Mains libres, de Paul Éluard & Man Ray, en 2015 :

« Pouvoir », dessin de Man Ray

À propos de cinéma, on ne peut oublier de mentionner King Kong (1933), film réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack. En effet, il est l’objet de la seule citation iconographique certaine des Mains libres, avec le poème « Pouvoir », redoublée d’un des seuls cas du recueil où le texte colle parfaitement non seulement au dessin, mais au film qui a inspiré ce dessin. Ce faisant, les deux amis surréalistes paient leur écot à ce premier mythe purement cinématographique (si certains motifs sont inspirés du Monde perdu d’Arthur Conan Doyle, le monstre est une création originale). Pour bien comprendre ce que veulent dire autant Man Ray qu’Éluard, il faut visionner cette scène (à peu près 2 minutes après le début de l’extrait ; attention, ces extraits pirates sont régulièrement ôtés des sites qui les publient, pour des questions de droits). Le gorille, après avoir bien mérité ce moment car il a dû batailler ferme avec de grosses préhistoriques bébêtes, tient enfin l’objet de son désir « par le milieu du corps / La ceinturant de ses doigts robustes ». Il déchire sa robe morceau par morceau. La bête porte ces bouts de robe à son nez, et les hume comme le premier fétichiste venu. On n’aurait pas mieux fait comme allégorie de la bestialité du désir masculin sur le corps de la femme (voyez les fantasmes de nos amis surréalistes dans cet article). Heureusement, le film fut tourné deux ans avant la promulgation du Code Hays, qui n’aurait pas permis une telle scène. Une monographie sur le film (Comment nous avons fait King Kong, Orville Golner & Georges E. Turner, éd. de la Courtille, 1976) nous apprend que lorsque le film ressortit à partir de 1938, trois minutes, soit 29 plans furent censurés, y compris la scène du strip-tease, et des scènes jugées trop violentes. Elles ne furent retrouvées et rétablies qu’en 1971 !
Le dessin fait fi des précautions pudiques du film, et dévoile la nudité de la femme, dont le haut du visage sort du cadre. On pense évidemment à L’Origine du monde (1866) de Gustave Courbet (1819-1877), tableau qui lui aussi concentre notre attention sur l’essentiel ! Or le visage de l’héroïne est précisément ce qui doit manifester toutes ses émotions selon la scène des bouts d’essais au début du film (visionner cette scène). Nos facétieux artistes semblent donc contester le Code Hays, et mettre littéralement le doigt sur ce qu’il faut démontrer, c’est-à-dire le sexe de la femme au centre du désir ; pas n’importe quel doigt d’ailleurs : a priori, on pourrait croire que le plus facile, le plus phallique, serait le majeur. Eh bien, Man Ray a choisi l’annulaire, celui qui serait susceptible de porter l’alliance… À comparer avec une autre main masculine dans « L’espion », brillamment analysé par Agnès Vinas, où c’est bien le majeur qui est le doigt le plus long. Au début du film, le réalisateur explique au capitaine du bateau qu’on l’oblige à intégrer à ses films un « joli minois » pour attirer le public, et il fait une virée en ville pour dénicher son héroïne au hasard des rues, Fay Wray, un peu à la façon dont André Breton, et après lui Éluard, dénichèrent en draguant sur les boulevards qui Nadja, qui Nusch. Durant tout le film, Fay Wray, dans le rôle d’Ann Darrow, joue à merveille la cruche criaillante incapable de faire autre chose de ses membres que de les agiter convulsivement, tandis qu’autour d’elle agissent les mâles, les vrais, qui rivalisent avec le gorille. D’où peut-être la 2e strophe du poème d’Éluard : « Vertige la main dominante / Couvre toutes les distances / Sans plus bouger que sa proie ». Pour comprendre ces vers, il faut aussi voir l’autre scène faisant écho à la première, la plus fameuse du film sans doute, l’ascension de l’Empire state building, et la bataille aérienne entre la bête et l’escadrille volante, sur fond de New York, avec le Chrysler Building en arrière-plan. Phallisme bestial de la bête, phallisme architectural des tours art déco rivalisant de hauteur au début des années 30, phallisme des mitrailleuses des aéroplanes, et puis phallisme triomphant du mâle hollywoodien, qui vient, une fois tout danger écarté, récupérer les lauriers et le joli minois qui n’a fait que hurler et se trémousser toute la scène durant ! D’où la dernière réplique fameuse : « Oh no, it wasn’t the airplanes. It was beauty killed the beast » (sic), sur laquelle on peut longuement s’interroger ! Cette beauté a d’ailleurs des connotations racistes, puisque lors du rituel sacrificiel, les sauvages s’apprêtaient à offrir à la bête une belle jeune femme de leur tribu, mais à peine ont-ils vu la blonde qu’ils comprennent que c’est « y a bon banania » pour leur protégé qui contrairement à Jean-Roger Caussimon, ne trouve pas que les blondes soient trop fades ! Il est donc à supposer que cette « beauty » qui « killed the beast » ne pouvait pas être une beauté noire ! [1] Mais peut-être les scénaristes avaient-ils plutôt des motivations sexistes plus ou moins conscientes. Cette idée de femme tueuse de bête, comprenez de mâle, est à rapprocher de la séquence supprimée reconstituée par Peter Jackson, dans laquelle des araignées géantes dévorent les jolis marins venus au secours de la blonde. Car ceux qui seront sacrifiés finalement dans l’histoire, ce sont les hommes, et un sacré paquet, avec la bête en prime, et tout ça pour une femme qui ne sait que gigoter des bras et des jambes comme l’araignée agite ses pattes et ses mandibules pour dévorer sa proie ! Vous allez me dire qu’on s’éloigne de nos amis surréalistes… Jetez un œil au dessin « Les Tours d’Éliane », et on en reparle ! Pour prolonger l’analyse du poème-dessin « Pouvoir », on s’interrogera sur l’ironie du script caricatural constitué par le groupe des trois premiers vers : « Il la saisit au vol / L’empoigne par le milieu du corps / La ceinturant de ses doigts robustes / Il la réduit à l’impuissance ». Mais on lira l’analyse d’Agnès Vinas, qui voit dans cette main une allégorie de la main créatrice de l’artiste, comme c’est souvent le cas dans le recueil, et discerne une progression des trois couples successifs de dessins / poèmes « Pouvoir », « Belle main » et « La Liberté », de l’emprise de la main mâle et artiste, à la libération de la femme guidant le peuple. Il y a en tout cas un lien avec la possessivité de Man Ray, telle que la relate Neil Baldwin : « S’il était attiré par des femmes talentueuses, ouvertes, il avait du mal à se les attacher. Man Ray poussait celles qu’il aimait à suivre leur propre voie, puis devenait fou d’inquiétude quand elles s’éloignaient. Il s’imaginait qu’il leur accordait un pouvoir, puis leur reprochait d’en abuser et de lui tourner le dos » (op. cit., p. 161). Pour poursuivre sur King Kong, on lira ce dossier très fourni sur l’inspiration des créateurs.

 Nous terminerons par une suggestion d’adaptation brigittologique du film !

« Histoire d’amour torride entre un gorille à Perruque Jaune et un bel adolescent de 14 ans »

© PasNetFlix / Hortense

Lionel Labosse

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