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Ce documentaire d’Arte revient sur l’acteur et l’évolution du genre auquel il a consacré sa carrière.
Passer la publicité Passer la publicitéUne fois n’est pas coutume, dans cette soirée dédiée à la star, le documentaire est diffusé avant le film, en guise d’introduction. De sorte à mieux comprendre la passion de Kevin Costner, cet enfant de la classe moyenne américaine aux origines européennes, pour les histoires de pionniers. Kevin Costner et le western revient sur la carrière de celui qui aura consacré l’entièreté de sa vie à rendre hommage à un genre. Et qui ne cesse de répéter qu’il n’en est pas de meilleur pour explorer le mythe fondateur américain, la famille, la société, le patriarcat, la place des femmes, la lutte pour la survie, et le rapport à la terre, si primordial et pourtant si fragile, selon lui.
« Je regarde la nature avec le même émerveillement que lorsque j’étais enfant. Je vois le désastre que ma génération lui fait subir. Je milite pour que celle de nos enfants fasse mieux que nous. Le western, qu’il soit film ou série, montre à quel point se reconnecter avec notre environnement est nécessaire », disait-il lors du lancement de sa série à succès Yellowstone .
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Loin des studios de Hollywood
Avant elle, il avait produit et incarné Hatfields & McCoys, la saga cinéma Horizon (une fresque de quatre fois trois heures qui raconte la conquête de l’Ouest, les ravages de la colonisation sur les peuples indiens et la guerre de Sécession), Open Range, Wyatt Earp, et bien sûr, Danse avec les loups . Couronné de cinq Oscar, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, ce western vieux de trente-cinq ans fut tourné au plus profond du Dakota du Sud, avec de véritables Amérindiens et en langue lakota. Loin des studios de Hollywood dont il se tient délibérément à l’écart. Loin de la plupart des clichés véhiculés par les œuvres de Sam Peckinpah, d’Anthony Mann ou de John Ford.
« En réalisant Danse avec les loups, j’avais pour unique ambition de montrer aux spectateurs que leurs croyances étaient biaisées non seulement par la plupart des manuels scolaires, mais aussi par les précédentes vagues de films, certains magnifiques, mais au fond assez peu portés sur l’humain. Le western est bien plus qu’une histoire de gentils cow-boys et de méchants indiens. C’est la rencontre de deux civilisations. Comment l’une a pris l’ascendant sur l’autre pour des raisons de survie et de possession. Comment elles ont fini par apprendre à cohabiter, bon gré mal gré, après cent cinquante ans. Et ce qu’il en est aujourd’hui », rappellera-t-il aussi.
Danse avec les loups a fait de Kevin Costner une star mondiale. Ses films, qu’ils soient réussis ou non, qu’on les taxe de woke, de frondeur, de véhément ou non, ont cet avantage qu’ils ne sont jamais figés dans une posture historique ou culturelle mais interrogent, bobine après bobine, les fondamentaux d’une Amérique née de la violence et si prompte à y replonger. Quant à ce documentaire, s’il n’apporte rien de très nouveau, il vaut pour le parallèle édifiant qu’il dresse entre la trajectoire de l’acteur, réalisateur, producteur et l’évolution du western depuis cinquante ans. Et comment le genre s’est transformé au fil des décennies, s’émancipant toujours plus de sa typologie originelle, sans jamais la renier pour autant.


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