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Par LENA
Publié le 07/10/2026 à 13h07, mis à jour le 07/10/2026 à 13h58

VU D’AILLEURS - Rémunérer les auteurs, signaler mais ne pas rejeter l’intelligence artificielle : telle est la ligne du directeur sortant du plus grand salon de l’édition au monde, qui juge «très étrange» l’exclusion de Thélyson Orélien du Goncourt. Et souligne le paradoxe qu’il y a à se servir de l’IA pour détecter l’IA.
Par Raffaella De Santis (la Repubblica)
Pour Juergen Boos, qui dirige depuis vingt et un ans la Foire du livre de Francfort qui ouvre aujourd’hui, ce ne sera pas une édition comme les autres. Ce sera sa dernière année à la tête du plus grand et du plus important salon de l’édition au monde. Il n’a pourtant rien d’un homme ébranlé. Bien au contraire : Boos paraît plus détendu que d’habitude. Peut-être ce tournant lui donne-t-il aussi une plus grande liberté de parole. Quelques heures avant l’ouverture de la 78e édition, il se trouve en Italie, où il participe à un événement consacré à la durabilité dans l’édition, organisé par le groupe Feltrinelli au musée Maxxi de Rome. Très enrhumé, il accepte néanmoins de revenir, avec La Repubblica, sur ces vingt années au cours desquelles la Foire s’est transformée, devenant également un lieu de débat sur l’intelligence artificielle. Boos avait 44 ans lorsqu’il en a pris les rênes, en 2005. La Foire représente depuis une part importante de sa vie…


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