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ENTRETIEN - À la montée en puissance du RN dans les villes petites et moyennes répond aux élections municipales une percée de LFI dans les grandes métropoles et les banlieues, tandis que le PS et LR parviennent à maintenir leur ancrage local face à la faiblesse structurelle du bloc central, explique l’auteur de Métamorphoses françaises.
Passer la publicitéLE FIGARO. - Quel est le principal enseignement de ce premier tour ?
JÉRÔME FOURQUET. - Le principal enseignement, c’est la singularité de ce scrutin. Il ne s’inscrit plus, comme par le passé, dans une logique d’élection intermédiaire qui se voyait caractérisée par la sanction du pouvoir en place au niveau national. On se souvient qu’en 1983, après la victoire de Mitterrand, il y avait eu une vague de droite aux municipales. 2008, après l’élection de Sarkozy, fut une grande cuvée pour la gauche. Ce mécanisme-là est cassé depuis l’avènement du macronisme, dans la mesure où le camp présidentiel est très peu implanté localement. Le vote sanction, qui donnait une clé de lecture au scrutin, ne fonctionne plus aujourd’hui. Le paysage est beaucoup plus kaléidoscopique, et il est donc difficile de tirer un enseignement unique.
Il y a tout de même des dynamiques. Commençons par les partis établis , notamment ceux du socle commun : PS, LR, macronisme. Affaissement ou résistance ?
Concernant…


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