NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un swatting -canular- a mobilisé policiers et CRS en nombre depuis 16h, ce samedi, pour un forcené retranché et une prise d'otages à Agde. Investi à 20h15, le logement était vide.
Sur le même thèmeJusticePolice
Par Jean-Marc Aubert Publié le 6 juin 2026 à 21h24 ; mis à jour le 6 juin 2026 à 22h31
« Allo, je suis retranché chez moi, je suis armé, ne vous avisez pas de venir, car sinon, je tue toute ma famille » : quand la police municipale d’Agde reçoit cet appel glaçant, ce samedi 6 juin 2026, à 15h50, des détonations sont entendues, comme si c’était des coups de feu. L’alerte est déclenchée et la DIPN 34 dépêche de gros moyens dans la rue Louis-Bages, en centre-ville, pour prendre position alentour.
De nombreuses patrouilles de police secours d’Agde et de Béziers, les brigades anticriminalité -Bac- d’Agde, Béziers, Sète et Montpellier, d’autres unités disponibles, une compagnie de CRS actuellement dans le département s’ajoutent au dispositif.
Il s’agit de localiser l’appartement où se trouve le forcené et cette prise d’otages qui reste injoignable après son appel inquiétant, mais au fil des heures, l’état-major de la direction interdépartementale de la police nationale et des enquêteurs sur place s’interrogent : pourquoi le numéro de téléphone de l’appelant n’est plus identifiable ? Et pourquoi les voisins, interrogés, assurent n’avoir jamais entendu le moindre coup de feu ? Mais la priorité, c’est d’éviter une intervention susceptible de déboucher sur un drame sanglant.
Pas de coups de feu entendus
Sans le concours des policiers d’élite du Raid de Montpellier, toutes les précautions sont prises pendant quatre heures et ce sont des officiers de police judiciaire de la DIPN 34 avec casque, arme et gilet pare-balles qui décident d’investir le logement en question, à 20h15 d’où un silence assordissant régnait depuis 16h. Et là, surprise : plus de quatre après, personne. Les lieux étaient vides. C’était un canular, bien orchestré, avec les détonations entendues par les agents de la municipale provenant en fait d’un montage fait de bruitages enregistrés et diffusés pendant l’appel à la police municipale.
Un nouveau swatting
Il s’agit d’un nouveau swatting, comme d’autres ont été inventés et ayant mobilisé déjà policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers du Sdis 34 et urgentistes du Smur-Samu dans le passé, comme dans le quartier des Sabines, à Montpellier : le swatting est un anglicisme désignant un appel téléphonique anonyme mensonger ayant pour but de nuire à une personne physique ou morale, en déclenchant l’intervention des services de publics police ou d’urgence à son domicile. Il était à l’origine utilisé dans le milieu du gaming mais il s’est diversifié dans divers secteurs dont les fausses alertes attentats.
Ce phénomène venu des États-Unis tire son nom des unités d’intervention Swat appartenant aux forces de police des États-Unis, comparables aux GIGN et RAID en France. Le swatting est apparu dans des communautés de joueurs en ligne, où il a été utilisé comme moyen de vengeance[1], permettant également d’assister en direct à l’intervention des forces de l’ordre. Il diffère du canular en raison de son intention malveillante, et son issue parfois tragique. L’auteur d’un cas de swatting est régulièrement appelé « swatteur ».
Enquête ouverte
Ce samedi soir, Arnaud Faugère, le procureur de la République de Béziers venu sur place dénonce fermement ce canular : « Cet individu inconscient a fait perdre beaucoup de temps aux considérables forces de l’ordre engagées pendant quatre heures pour vérifier l’appel inquiétant, et ce pour assurer la sécurité de possibles victimes ». Une enquête est ouverte pour tenter d’identifier l’auteur de ce swatting.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


13 hour_ago
53



























.jpg)






French (CA)