Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Je n’en avais jamais entendu parler avant» : devant le Panthéon, étudiants, passionnés et passants saluent l’arrivée de Marc Bloch

1 week_ago 95

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

L’immense historien, professeur, soldat et résistant Marc Bloch, assassiné par la Gestapo en 1944, est entré au Panthéon ce mardi 13 juin.

Nul besoin de jouer des coudes pour accéder aux barrières. Dans quelques instants, les cercueils de Marc Bloch et de son épouse Simonne emprunteront la rue Soufflot (Paris V) pour entrer au Panthéon. Si la panthéonisation est une grand-messe républicaine, la célébration a attiré une foule fervente de fidèles, sans quelle n’impressionne par sa taille. «C’est beaucoup moins que pour Badinter», assure un riverain qui se souvient d’une rue bondée en octobre dernier. Sans doute les grands hommes de la République, comme les saints, ne suscitent pas tous le même élan populaire.

Peu importe. Ce mardi 23 juin, la patrie a exprimé par la voix d’Emmanuel Macron sa reconnaissance à l’immense historien, professeur, soldat et résistant Marc Bloch. S’il n’est pas le plus impressionnant de ces dernières panthéonisations, le contingent venu saluer la mémoire de ce savant juif et athée, assassiné par la Gestapo en 1944, est particulièrement exalté. Parmi eux, beaucoup d’élèves en fac d’Histoire. Assis sur le trottoir, certains lisent L’Étrange défaite, le célèbre récit de Marc Bloch sur le désastre militaire, politique et morale de 1940.

Passer la publicité

«Pour l’histoire et pour la vérité»

Malgré la chaleur étouffante, Dylan, 21 ans, étudiant en histoire, a fait le trajet depuis Angers avec son camarade Mathis pour assister à la canonisation républicaine du vieux professeur. «J’ai découvert Marc Bloch lors d’un cours d’hagiographie à l’université», explique Dylan, qui réajuste ses lunettes de soleil et passe sa main sur son front humide. Lui retient surtout le fondateur de l’école des Annales. «C’est grâce à lui qu’on mélange aujourd’hui l’histoire et les sciences sociales», explique-t-il. Mathis pose sur Marc Bloch un regard moins universitaire. «C’est quelqu’un qui jusqu’au bout, pour l’histoire et pour la vérité, a refusé de se taire, a continué de dire la vérité et à donner cours malgré les risques encourus», estime le jeune homme. «Une personnalité éminente, dont les livres sont toujours d’actualité 80 ans après.»

À lire aussi Panthéonisation de Marc Bloch : Macron appelle à «combattre inlassablement» l’«esprit de défaite», ce «poison lent de notre vie publique»

«Qu’est-ce qui se passe ?», interroge en passant une habitante du quartier qui ignore tout de cet homme au front dégarni, aux yeux cerclés et au sourire presque amusé dont on a suspendu le portrait entre les colonnades du Panthéon. «Après la défaite, Marc Bloch part à Clermont-Ferrand puis à Montpellier, dans un régime marqué par les lois antisémites», récite d’un ton docte une écolière aux airs d’Hermione Granger, visiblement ravie de palier l’ignorance de ses parents. «Nous sommes Français d’origine tunisienne», explique son père, Ahmed. «Moi je pensais que c’était un scientifique.» «On n’a pas étudié en France, alors on apprend avec nos enfants», ajoute son épouse Amel. La famille était sortie acheter une glace lorsque Aléa, la savante élève de CM2, les a entraînés rue Soufflot, en apercevant de loin l’effigie du professeur. L’écolière a participé à une cérémonie à la mairie du Ve arrondissement avec son école pour le 18 juin. Cérémonie au cours de laquelle elle a récité par cœur ce panégyrique pour Marc Bloch.

À lire aussi « Marc Bloch est parfaitement contemporain » : au Panthéon, les confidences d’Emmanuel Macron au Figaro

Antonio et Isabelle, la cinquantaine sont eux aussi venus pour leur fille. Celle-ci, étudiante à la faculté d’Evry, a travaillé à une exposition sur Marc Bloch placardée sur les murs de l’université. Elle a donc été invitée à assister dans les gradins, sur l’esplanade du Panthéon. «Je n’en avais jamais entendu parler avant», explique Antonio. Isabelle, de son côté, connaissait l’historien mais pas le résistant.

Chris, lui, est américain. De passage à Paris, ce passionné d’Histoire est venu assister à l’hommage au grand homme. «C’est une époque qui me fascine», explique-t-il. «Quand je pense qu’il a traversé l’affaire Dreyfus et les deux guerres mondiales ! À l’époque, on avait aussi à l’esprit la nécessité de la paix. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.»

«Avant tout et très simplement Français»

Les militants conservateurs, c’est bien connu, ne sont pas majoritaires dans les facultés françaises. Aussi beaucoup d’étudiants interrogés par Le Figaro n’hésitent pas à ramener Marc Bloch à leurs propres convictions militantes. «Il faut bien se rappeler qu’il était socialiste», assure une jeune femme. En réalité, s’il était proche des milieux progressistes dans les années 30, Marc Bloch n’a jamais milité pour aucun parti et peut plutôt être qualifié de républicain et d’humaniste. «Je me suis senti, durant ma vie entière, avant tout et très simplement Français», écrit-il dans son testament spirituel, lu au cours de la cérémonie.

Passer la publicité

L’apparition à l’écran de Bruno Retailleau, le patron des Républicains, présent dans les gradins comme la plupart des principaux responsables politiques, est cependant saluée par de courtes huées. Celle de l’ancien président de la République François Hollande d’un «Aaaaah» moqueur. La foule se calme et se recueille lorsque la Marseillaise résonne, à l’ouverture de la cérémonie. Elle applaudit avec émotion au passage des cénotaphes des deux époux, tandis que la vie de l’historien est magnifiquement racontée par l’acteur Jacques Gamblin. L’instant d’après, Simone Bloch est saluée par les voix de Vincent Delerm et Lou de Laâge.

Les dépouilles des Bloch ne sont pas transférées. Marc Bloch est enterré au Bourg-d’Hem, le village de la Creuse où il possédait une maison. Le corps de Simonne, morte à Lyon quelques jours après son mari en 1944, n’a jamais été retrouvé. Le discours d’Emmanuel Macron commence. Quelques participants quittent les lieux pour afficher leur désapprobation du chef de l’État. Les mots du président de la République sur «l’esprit de défaite» seront cependant accueillis par de longs applaudissements. C’était la sixième panthéonisation décidée par le chef de l’État, après celles de Simone Veil, l’écrivain Maurice Genevoix, Joséphine Baker, le résistant Missak Manouchian et Robert Badinter. La dernière du quinquennat ? Des voix circulent encore pour que celle de Samuel Paty soit décidée d’ici mai 2027. Un professeur lui aussi qui, à sa façon, n’a pas cédé à «l’esprit de défaite».

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway