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TÉMOIGNAGES - Certains n’ont pas attendu le scrutin de mars prochain pour partir, décrivant un laisser-aller ambiant à Nantes. D’autres, entre insécurité et réduction de la voiture, envisagent désormais ce choix radical, assurant ne plus reconnaître leur ville.
Passer la publicité«Il y a deux ans, on se posait la question d’acheter un studio pour investir. Aujourd’hui, on pense à partir de Nantes». Jean*, né dans la cité des Ducs, l’assure : une nouvelle victoire de la maire Johanna Rolland (PS) aux municipales le fera s’en aller. Et ce, même s’il doit vendre son appartement dévalué. En cas d’alternance, il se laissera un mandat pour voir si la ville reprend des couleurs. «En soi, j’aime bien Nantes mais je n’aime pas ce qu’elle est devenue», détaille le jeune homme. Durant les émeutes qui avaient suivi la mort de Nahel, un bus avait brûlé au bout de sa rue. Récemment, il a dû aller chercher sa femme, à cause de coups de feu ayant retenti près de son lieu de travail. «La projection à Nantes est devenue compliquée. Je la vois plutôt grise, voire orageuse s’il y a une alliance avec les Insoumis », songe le jeune homme qui envisage un départ dans une autre commune rurale de Loire-Atlantique.
«Si Johanna Rolland repasse, je pars m’installer sur la côte», assure…


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