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Il y a une semaine, le philosophe avait prêté à Bally Bagayoko une attitude de «mâle dominant» pour avoir appelé à faire «allégeance» après son élection à la mairie de Saint-Denis.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors qu’elle voit ses audiences s’éroder, CNews doit faire face à une polémique qui n’en finit plus de faire parler. Vendredi 27 mars, lors d’un débat consacré aux premiers jours de mandat de Bally Bagayoko, le présentateur Olivier de Kéranflec’h a demandé si le maire de Saint-Denis «essay(ait) de pousser les limites» . «Sûrement qu’il y a un peu de ça. Maintenant, c’est important de rappeler que l’homo sapiens, nous sommes des mammifères sociaux et de la famille des grands singes. Et par conséquent, dans toute collectivité, dans toute tribu, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs vivaient en tribus, il y a un chef qui a pour mission d’installer son autorité», a répondu le psychologue Jean Doridot en plateau.
Le lendemain, la chaîne du groupe Bolloré s’est de nouveau trouvée au cœur d’une polémique, après des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à Bally Bagayoko une attitude de «mâle dominant» pour avoir appelé à faire «allégeance» après son élection. Depuis, une enquête a été ouverte pour «injure publique» à caractère raciste à la suite du dépôt d’une plainte par Bally Bagayoko. Une seconde enquête a également été ouverte pour le cyberharcèlement dont l’élu a été victime sur le réseau social X «en raison de sa couleur de peau», à la suite de cette émission, a indiqué le parquet de Paris.
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Resté silencieux jusque-là, Michel Onfray est revenu sur cette polémique. Ainsi, samedi 4 avril, dans l’émission qui porte son nom et présentée par Laurence Ferrari, le philosophe a d’abord invité «les gens, non pas à se contenter des quinze secondes qui ont été prélevées dans un échange de plusieurs minutes, à aller voir très précisément pour se faire une idée et pas subir la propagande des réseaux sociaux instrumentalisés par La France insoumise et ses amis et ses collaborateurs, y compris Madame Ségolène Royal , Monsieur de Villepin ...».
Michel Onfray a ensuite rappelé la définition du mot racisme : «Sauf à ce que le dictionnaire ne fonctionne plus et qu’on le jette à la poubelle, c’est un peu le cas ces temps-ci, le racisme est la discrimination à partir de la race, la race étant elle-même définie par la couleur de peau». Le philosophe a alors assuré : «Je n’ai pas parlé de race, je n’ai pas parlé de couleur de peau et je n’ai pas fait de discrimination raciale. Je demande où on voit du racisme dans le fait de dire à un homme, un élu - dont accessoirement, il peut être d’origine malienne ou de couleur, ce n’est pas mon propos, ce n’est pas mon problème - qu’il ne pouvait pas invoquer l’allégeance et que l’allégeance renvoyait aussi à la féodalité et au comportement tribal».
Face à lui, Laurence Ferrai lui a alors demandé s’il pouvait comprendre que ses propos ont pu choquer. «Je pense que les gens qui voulaient être choqués ont été choqués parce qu’ils ne cherchent que cette occasion d’être choqués», a-t-il répondu concluant : «Le problème, c’est que les gens ne lisent pas, les gens n’écoutent pas, les gens n’ont pas la culture».


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