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Le joker de Léa Salamé à la présentation du «20 Heures» sur France 2 a livré une belle prestation dans l’épisode du jeu d’aventure présenté par Cyril Féraud, dans l’épisode diffusé ce samedi 8 août sur la Deux.
Jean-Baptiste Marteau a délaissé l’actualité et le «20 Heures» de France 2 pour rendre une petite visite à Cyril Féraud et au Père Fouras dans «Fort Boyard». Le joker de Léa Salamé était chef d’équipe aux côtés d’Élodie Gossuin dans l’épisode du jeu d’aventure diffusé ce samedi 8 août. Les six joueurs sélectionnés cette semaine ont affronté les épreuves du fort dans l’objectif de collecter un maximum d’argent pour les associations Unicef et Le Refuge. Cette dernière était d’ailleurs celle qu’avait choisie le journaliste puisqu’elle lui tient particulièrement à cœur.
Ainsi, avec Magali Ripoll, LeBouseuh, la téléspectatrice Coline et Samuel Ollivier, Élodie Gossuin et Jean-Baptiste Marteau ont réussi à récolter plus de 16.000 euros pour leurs associations respectives. Le présentateur remplaçant du journal télévisé a grandement participé à cette victoire, réalisant une performance impressionnante sur de nombreuses épreuves, notamment celle du vélo sur le tremplin, où il a d’ailleurs laissé couler quelques larmes avant de se jeter dans le vide. Nous nous sommes entretenus avec lui.
TV MAGAZINE. - Vous en êtes à votre sixième participation à «Fort Boyard», qu’est-ce qui vous fait revenir à chaque fois ?
Jean-Baptiste MARTEAU. - C’est une émission culte. Elle a vraiment marqué mon enfance. Il n’y en a pas beaucoup. On la regardait chaque été chez mes parents. C’était le rendez-vous chaque semaine avec mes frères et mes cousins. Je jouais à «Fort Boyard» avec mes frères sur la plage, on refaisait des épreuves. Ça a baigné vraiment mon enfance et je m’étais toujours dit que si un jour, j’avais la possibilité d’être invité sur le fort, j’irais avec grand plaisir. Et ça s’est produit pour la première fois il y a quelques années, en 2018. Ça a été une expérience incroyable. Maintenant, chaque année, je me dis que je n’ai pas le droit de dire «non». On est surpris à chaque fois. J’y retournerai encore avec plaisir si on m’invite.
Quel souvenir gardez-vous de votre première participation ?
Les premières heures, quand on débarque et quand on voit en vrai l’intérieur de ce bâtiment qu’on a vu à la télévision et qu’on a presque fantasmé avec ses yeux d’enfant, il y a quelque chose de magique. J’étais un enfant dans un parc d’attractions. Les premières heures, j’avais les yeux qui brillaient, tout m’émerveillait et j’ai passé une journée à être surpris. Un peu après, je m’étais posé la question de savoir si je devais y retourner une deuxième fois, quitte à ce que la magie soit différente. Mais à chaque fois, la magie opère différemment. Je suis moins surpris par le bâtiment que je commence à connaître, mais je vais être totalement surpris d’une autre manière à travers la mécanique des épreuves de l’émission qui a changé. Et là, cette année encore, je n’ai pas été déçu, j’ai été de surprise en surprise.
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Qu’est-ce qui vous a surpris cette saison sur le fort ?
L’émission est beaucoup plus dense, plus riche. On est beaucoup plus sollicités. J’ai été surpris par le nombre d’épreuves réalisées par rapport aux années précédentes. Là, on n’a plus le temps de se reposer. Entre chaque épreuve, on enchaîne tout de suite. Il y a des épreuves collectives, donc il y a un travail d’équipe qui est beaucoup plus important que les années précédentes. Du début à la fin, on travaille les six ensemble. J’ai trouvé ça extrêmement fort de pouvoir partager ces moments de doute, de soutien avec le reste de l’équipe. J’ai aussi été surpris par de nouvelles épreuves qui m’ont emmené dans des endroits, des doutes, des sensations que je n’avais jamais ressentis.
Avez-vous eu l’impression que les épreuves étaient plus difficiles cette fois que les précédentes ?
Je pense que le niveau est encore monté d’un cran. Déjà par l’accumulation des épreuves, on en fait beaucoup plus dans la journée, et par le dépassement que certaines épreuves demandent. J’ai vécu des choses que je n’avais jamais ressenties, comme le tremplin avec le vélo ou quand il a fallu s’échapper de la prison avec une sorte d’escape game. Pourtant, je n’ai vraiment pas peur des serpents. J’en ai manipulé plein de fois. Mais quand vous ouvrez une trappe et que vous vous retrouvez face à 50 serpents et qu’il faut aller très vite parce qu’il vous reste 30 secondes, on panique d’une certaine manière et on ne réagit pas forcément comme on l’avait imaginé.
C’est là qu’on voit que le fort demande parfois d’aller chercher en soi des ressources insoupçonnées.
Jean-Baptiste MarteauSur le vélo, avant de vous jeter dans le vide, vous avez été pris d’une certaine émotion...
Je ne saurais pas l’expliquer parce que j’étais tout à fait prêt dans la tête. On s’équipait évidemment avec le harnais, tout un protocole de sécurité qui est assez long avant de faire ce genre d’épreuve et c’est bien normal. Et au moment où le reste de l’équipe arrive, mon corps a fait une sorte de refus d’obstacle où je me suis mis à trembler, à être un peu paniqué, les mots ne sortaient plus. Je pensais que ça allait le faire facilement parce que j’avais déjà vécu ce genre de choses et que j’étais tout à fait prêt dans ma tête à affronter l’épreuve. Mais là, tout s’est un peu mélangé dans ma tête, dans mes sensations. C’est là qu’on voit que le fort demande parfois d’aller chercher en soi des ressources insoupçonnées.
Parmi vos camarades, lequel vous a le plus impressionné ?
Ils ont tous été dans un super état d’esprit. C’est vraiment ce que j’aime. On peut réussir, échouer, ce n’est pas grave si on s’est donné à fond. J’ai été très impressionné par Coline, qui était la représentante des téléspectateurs. C’est une vraie fan de «Fort Boyard», qui connaissait l’émission par cœur. Ça fait extrêmement plaisir de voir le retour de téléspectateurs à nos côtés. Ça apporte une vraie nouveauté, quelque chose de très fort. Elle m’a beaucoup impressionné parce qu’elle s’est retrouvée face à des épreuves qui n’étaient pas simples. Elle n’a pas forcément le physique de la plus grande sportive. Mais au final, elle a été géniale. Elle s’est donnée à fond sur toutes ses épreuves. C’était une belle rencontre.
Un peu comme Cyril Féraud, vous aussi êtes fan de «Fort Boyard». Cela vous plairait-il de peut-être prendre sa place un jour à la présentation du jeu ?
J’ai déjà fort à faire au «20 heures» et la matinale, donc c’est déjà pas mal. Maintenant, ce n’est pas dans mes projets mais je pense qu’il n’y a pas de barrière ou de chose impossible. J’aime «Fort Boyard» et j’ai eu la possibilité de le faire. Certains disent : «Non, il ne faut pas mélanger. Tu es journaliste, tu ne peux pas participer à “Fort Boyard”». Si, je peux le faire et ce n’est pas pour ça que je ne suis pas crédible au JT. Tout ça est complémentaire tant qu’on est très clair sur qui on est, ce qu’on fait, quelles sont les valeurs. Je pense que maintenant, avec l’expérience que j’ai, je peux me permettre de faire ces petits pas de côté de temps en temps.


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