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La comédienne et animatrice de télévision était l’invitée d’Hugo Clément dans son podcast «Safe Pace» pour témoigner des agressions subies, d’abord par un chien puis par un homme, en novembre dernier alors qu’elle était partie faire un footing.
Maxime Grousset, Cécile Wolfrom, Alice Detollenare et maintenant Ariane Brodier . Toutes les semaines, dans son podcast «Safe Pace», Hugo Clément et son équipe d’experts sportifs - composée de Charlotte Morel, Fred Belaubre et Hugo Tormento - reçoivent des invités pour aborder durant une heure une thématique liée aux sports d’endurance.
Après avoir traité «les clés pour mieux dormir», «comment progresser en natation ?», «le running : remède anti-cancer ?», l’animateur de «Sur le Front» sur France 5 a choisi, ce lundi, un sujet autour des femmes coureuses et du harcèlement et des agressions. «Pour une femme, les sorties course à pied peuvent parfois tourner au cauchemar», souligne l’épisode qui reçoit Lucile Woodward, coach sportive et chroniqueuse dans «Les Maternelles» et la comédienne Ariane Brodier.
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Cette dernière est revenue sur la double agression qu’elle a subie en 2025, alors même qu’elle était partie pour deux footings distincts. «Avant je courais à 5 heures du matin, je ne réfléchissais pas, j’allais dehors, beaucoup dans la nature etc. [...] Maintenant, je réfléchis complètement différemment. Je ne cours plus près de chez moi parce que je me suis fait agresser près de chez moi. Quand il fait nuit, j’y vais vraiment tranquillement», a-t-elle listé, expliquant que son attention s’était aiguisée après avoir été agressée une première fois, le 20 novembre 2025.
«J’étais en trail et je me suis fait mordre par un chien. Un chien qui m’a chargée, qui était avec une longe mais avec pas de maître au bout. Et vraiment, il m’a chargée, donc il m’a mordue à la main», a expliqué Ariane Brodier dans le podcast avant de venir à sa deuxième agression, subie trois jours seulement après, le 23 novembre 2025. «J’adore les chiens et je fais beaucoup de trail donc je sais que je suis amenée à rencontrer d’autres chiens. Et c’est quand même hyper dommage d’arrêter une pratique parce que tu as peur», s’est-elle justifiée en précisant que cette fois, elle était partie courir accompagnée elle aussi de son chien, «pour ne pas devenir phobique».
«Je ne vais pas entrer dans les détails, parce qu’il y a une procédure judiciaire en cours, mais j’ai croisé quelqu’un. Et cette personne - à qui j’ai juste demandé d’attacher son chien parce que je n’étais pas à l’aise avec ça, c’était trop frais par rapport à l’agression - s’est énervée. Ça s’est envenimé, au final cette personne m’a frappée et m’a cassée le nez. Il m’a bien cassé le nez, avant d’avoir explosé mon téléphone pendant que j’étais en train d’appeler les secours», a-t-elle raconté tandis qu’Hugo Clément a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une «fracture ouverte». «J’avais le nez ici, ce n’était pas pratique», a-t-elle ironisé tout en montrant sa joue.
«Un scénario classique d’un homicide involontaire»
«Je me suis dit que c’était le crescendo de l’horreur, que peut-être j’étais tombée sur quelqu’un qui a un problème psychologique enfin que c’est peut-être mon dernier jour, a-t-elle confié face aux autres invités installés autour de la table. Et d’ailleurs, le médecin légiste m’a dit : “Vous savez, c’est vraiment le scénario classique d’un homicide involontaire”. [...] Ce n’est pas un scénario classique. On ne te pète pas la gueule comme ça un dimanche après-midi quand tu es en train de promener ton chien», a expliqué celle qui était en état de sidération avant d’ajouter : «Et surtout, je voulais calmer la personne et que le dénouement soit un peu cool.»
Près de six mois plus tard, Ariane Brodier s’est confiée sur les conséquences de cette double agression. «J’ai été obligée de faire de l’EMDR pour ne pas avoir peur des gens. Je n’arrivais pas à sortir faire des courses. Aujourd’hui je n’arrive pas à sortir courir depuis chez moi, je suis obligée de prendre ma voiture et ça, ça me saoule. [...] C’est passé, et c’est important d’en parler», a-t-elle martelé. Et de conclure avec les recommandations des forces de l’ordre : «Suite à l’agression, la police m’a dit : “Le meilleur comportement à avoir lorsque tu es une femme et que tu te fais insulter c’est se taire. Et ça me gêne de dingue d’entendre ça.»


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