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L’ancienne animatrice de télévision publie un beau livre de photographie qu’elle dédie à son mari, emporté par un cancer au mois de décembre, à la recherche contre la maladie et aux aidants, rôle qu’elle a tenu avec passion pendant près de trois ans.
Passer la publicité Passer la publicitéLe deuil est protéiforme. Bien souvent, il est long. Il y a deux ans environ, l’animatrice de télévision Véronika Loubry était venue sur le plateau de «Quelle époque!» pour témoigner du combat de son compagnon contre la maladie, un cancer du pancréas.
L’homme de sa vie a été emporté il y a quelques semaines après des mois de lutte sans relâche. Hier, samedi 31 janvier, celle que l’on connaît surtout pour avoir présenté «Star News» sur M6 et «Hit MCM» dans les années 90 - la deuxième émission lui a valu un 7 d’or - était à nouveau présente parmi les invités de Léa Salamé.
Un rôle très compliqué
Pour évoquer d’abord le livre de photographies qu’elle a publié en novembre, intitulé La vie comme un rêve, aux éditions Leduc, et dont les bénéfices seront entièrement reversés au profit de la recherche contre le cancer et à l’aide aux aidants.
Pour dire aussi le chemin de croix de son compagnon Gérard Kadouche, qu’elle a, après dix ans de vie commune, finalement épousé le 8 décembre 2025, à 3 jours de son décès. Comment elle traverse aujourd’hui son deuil. Comment elle a vécu elle-même la maladie et souffert avec lui. «J’ai été aidante pendant deux ans et neuf mois. (...) Et les aidants, c’est quelque chose de très compliqué, puisqu’on absorbe la maladie au quotidien».
«C’est notre travail de ne pas montrer qu’on est triste, d’encaisser les chimios (...) et tous les effets secondaires de la chimio. Et en fait l’aidant, il doit toujours dans son regard, dans son quotidien, ne pas montrer - c’était mon rôle, c’était l’homme de ma vie, c’était ma plus belle histoire - que ça ne va pas, qu’on est triste, qu’on connaît les résultats des examens. Même si je savais que ces quatre derniers mois, on était arrivé dans une phase très compliquée de la maladie».
«Vous ne lui avez jamais montré pendant ces trois années. Et vous alliez crier face à la montagne, j’ai vu?», lui demande alors Léa Salamé. «J’allais crier face à la Sainte Victoire. Et je hurlais ma douleur. Pour ne jamais être triste lorsque j’étais face à lui», répond Veronika, avant de conclure :
«C’est beaucoup de souffrances. Ça fait sept semaines qu’il est parti (...) Il s’est tellement battu. Il a tellement apporté. Beaucoup de gens me disent : ’je me bats parce que votre mari, on lui donnait trois mois, et il a tenu 2 ans et 9 mois’ avec ce cancer redoutable que l’on avait détecté lors d’une prise de sang pour le cholestérol».


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