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Japon-France : les Bleus «rois du Nord», Lucu et Jalibert exemplaires, Saito et des Nippons spectateurs... Les tops et flops

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DÉCRYPTAGE – Après la victoire du XV de France face au Japon samedi à Tokyo, lors de la troisième journée du Championnat des nations, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.

Tops

Un XV de France en mode rouleau compresseur

Comme lors de ses deux premières sorties dans cette phase aller du Championnat des nations face à la Nouvelle-Zélande et l’Australie, le XV de France a une nouvelle fois affiché un visage convaincant samedi à Tokyo (15-42). Opposés au Japon pour la troisième journée de la compétition, les Bleus ont confirmé leur bonne dynamique en s’imposant face à d’impuissants Nippons. Les hommes de Fabien Galthié ont encore pu compter sur l’une de leurs armes favorites depuis le début du tournoi : les ballons portés. Redoutables dans cet exercice, les Français ont une nouvelle fois fait parler leur force collective pour faire la différence. Les avants, dont Maxime Lamothe – auteur d’un doublé (2e, 50e) – et Alexandre Roumat – qui est aussi allé à dame (22e) – ont fait parler leur puissance pour mettre à mal le rideau défensif japonais. Six nouveaux essais au compteur pour les Bleus ce samedi. Sérieux, appliqués et dominateurs, ces derniers ont livré une prestation très aboutie, décrochant le bonus offensif dès la première période. Il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain.

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Les Bleus «rois du Nord»

L’objectif était clair pour la troupe de Fabien Galthié : au-delà de la victoire, décrocher la première place du classement de l’hémisphère Nord. Mission accomplie. En corrigeant les Japonais avec le bonus offensif à la clé, les Bleus terminent cette phase aller du Championnat des nations en tête de leur groupe, devant l’Irlande, lourdement battue par les All Blacks ce samedi. En pleine confiance après avoir glané deux points de bonus face aux All Blacks puis signé deux succès, le XV de France peut désormais préparer sereinement la phase retour, qui débutera début novembre, avec le plein de certitudes et le statut de leader en poche.

Lucu-Jalibert, paire exemplaire

Capitaine des Bleus durant cette tournée estivale, Maxime Lucu a une nouvelle fois confirmé son importance au sein du collectif français. Au cœur du jeu tricolore, le demi de mêlée s’est montré particulièrement incisif dans les sorties de rucks et dans la vitesse de libération des ballons, imposant son rythme et son tempo à la rencontre. Comme à son habitude, le numéro 9 a parfaitement orchestré les offensives françaises samedi à Tokyo. Au-delà de son influence dans l’animation, il a également inscrit le quatrième essai des Bleus (29e), offrant alors le bonus offensif à son équipe. Le Girondin a aussi ajouté huit points précieux au pied. Une prestation pleine et une nouvelle démonstration de son leadership.

Son compère bordelais Matthieu Jalibert, replacé à l’arrière pour ce match – Ntamack était à l’ouverture –, s’est également illustré de la plus belle des manières. Un doublé au compteur pour l’international français (en 18e, 42e) qui a fait parler tout son talent et sa qualité technique pour aller à dame. Le duo champion d’Europe de l’Union Bordeaux-Bègles porte ce XV de France avec brio.

Nouchi sur sa dynamique

Titularisé une nouvelle fois en troisième ligne, le capitaine de Montpellier a encore une fois été partout. Omniprésent dans le combat, Lenni Nouchi a réalisé 12 plaquages dans cette rencontre, pour un seul échec. Des chiffres qui illustrent parfaitement l’impact du vice-champion de France, toujours aussi convaincant depuis le début de cette tournée estivale. Seul bémol dans cette prestation XXL : sa sortie sur blessure peu après l’heure de jeu. Espérons que celle-ci ne soit pas trop sérieuse pour le troisième ligne héraultais qui, du haut de ses six sélections, a déjà réussi à se faire une place de choix au sein de ce XV de France.

Une ligne de trois-quarts clinquante

Même s’ils n’ont pas livré leur prestation la plus aboutie sous le maillot bleu, les trois-quarts français du jour ont tout de même su se mettre en évidence à plusieurs reprises. À l’image de Théo Attissogbe – élu homme du match – souverain dans le domaine aérien, de Yoram Moefana, auteur de 50 mètres parcourus ballon en main et de deux défenseurs battus, ou encore d’Aaron Grandidier-Nkanang, infatigable dans ses courses répétées, les arrières tricolores ont posé de nombreux problèmes aux Nippons. Sans oublier les neuf plaquages de Fabien Brau-Boirie, symbole de l’investissement défensif français. Dépassés par la vivacité et les initiatives des jeunes Bleus, les Japonais ont constamment subi l’activité du secteur offensif tricolore. Cette ligne de trois-quarts en jette. Beaucoup.

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Tops

Saito... sans surprise

Le Japonais avait prévenu. Il voulait montrer «à tout le monde» face aux Bleus «à quel point il avait progressé»... Le demi de mêlée aurait finalement mieux fait de rester discret. Naoto Saito, totalement impuissant, n’a jamais existé dans cette rencontre. Associé à Ryunosuke Ito à la charnière, le joueur de Toulouse a multiplié les chandelles (pour ?) sans la moindre utilité tout au long de la partie. À chaque fois ou presque, elles ont été réceptionnées avec autorité par Théo Attissogbe, offrant de précieuses munitions aux Français et permettant à ces derniers d’imposer leur rythme. Le contraste avec la paire française du jour – composée de Maxime Lucu et Romain Ntamack – était saisissant... La comparaison a beaucoup trop vite tourné à l’avantage des Bleus. Ce n’est pas le même sport. Le demi de mêlée japonais n’a pas le niveau... Mais ça, on le savait déjà.

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Les Nippons n’ont jamais existé

On pouvait clairement s’attendre à mieux côté japonais. Après avoir enquiquiné les Irlandais la semaine dernière en Australie (20-36), les Brave Blossoms n’ont, cette fois-ci devant leurs supporters, pas existé une seule seconde. Trois classes d’écart entre les deux équipes, un gouffre qui s’est rapidement affiché au tableau d’affichage. Cette équipe japonaise a encore énormément de travail avant de pouvoir véritablement espérer rivaliser avec les cadors de l’hémisphère Nord. Face aux Bleus, elle a surtout mesuré le chemin qu’il lui reste à parcourir. Un périple, même. Là, ça a tout simplement été une boucherie.

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