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L’actrice s’est confiée sur sa grossesse et la naissance de ses jumeaux, aujourd’hui âgés de 13 ans. Nés prématurément à six mois, leur survie est restée incertaine pendant plusieurs semaines.
Passer la publicité Passer la publicitéIl y a 13 ans, le 11 novembre 2012, Lola Marois et Jean-Marie Bigard sont devenus les parents de Jules et Bella, des jumeaux. «Un coup de grâce» pour la maman qui révèle pourtant avoir appelé sa mère en panique au moment de la découverte de sa grossesse. «Quand j’ai su que j’attendais des jumeaux, j’étais dévastée. J’avais 29 ans, j’étais genre encore très libre, très joueuse. Et tout à coup, je me suis dit dans ce petit corps vont pousser deux êtres vivants. J’étais pétrifié», a-t-elle expliqué dans une interview avec Sam Zirah, publiée ce mercredi.
Si elle vit un début de grossesse normal, tout change au bout de cinq mois et demi quand son col s’ouvre, l’obligeant à rester alitée. «Au bout de trois semaines, j’ai eu des contractions, je suis allée à l’hôpital, là, j’ai tenu quelques jours», raconte-t-elle. «J’étais vraiment pétrifiée quand on m’a dit que j’allais accoucher, c’était vraiment tout ce que je redoutais». Peu préparée et terrorisée, elle donne naissance à deux enfants de 780 et 690 grammes qui sont restés entre la vie et la mort pendant plusieurs semaines. «J’étais en sursis pendant vraiment un mois. [...] Les médecins vous disent : “Vous n’êtes pas sûrs de les voir le lendemain”. Ils ne sont pas encore en couveuse, ils sont intubés de partout. C’est un parcours du combattant la néonatalité», révèle-t-elle.
Prise dans le quotidien difficile de l’hôpital et la peur de perdre ses bébés, Lola Marois est au fond du gouffre. «J’avais l’impression que ma vie était vraiment finie, en fait, je me disais : “c’est un destin brisé, je m’en remettrai jamais”. [...] J’étais dévastée, j’appelais tous le monde en pleurs. Je suis allée voir des psys, des rabbins. Je me suis rapprochée de ma religion, alors que je ne la pratique même pas vraiment parce que je ne savais plus comment trouver de l’apaisement.» Ce n’est qu’après plusieurs mois de vie que la situation se stabilise. «À mesure que j’ai compris au fil des semaines et des mois qu’ils allaient s’en sortir, j’ai repris ma respiration», avoue-t-elle.
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Une période éprouvante qui lui a inspiré son premier roman, À demain mes amours, publié en 2013, deux ans après son accouchement, dans lequel elle raconte son combat. Dans le podcast Parents d’abord, Jean-Marie Bigard s’était, lui aussi, confié sur cet accouchement traumatisant. L’humoriste assurait que c’est ce qui a causé le développement de sa maladie : «Je dois ma polyarthrite rhumatoïde à mes enfants, qui ont été entre la vie et la mort pendant trois mois».


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