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ENTRETIEN - Le chanteur de 24 ans s’est démarqué lors de la saison 13 du télécrochet sur TF1. Battu par Ambre aux portes de la finale ce samedi 31 janvier dernier, le Toulonnais de naissance est revenu sur son aventure.
Dernière ligne droite pour les candidats de la saison 13 de «Star Academy» sur TF1 . Léa et Ambre s’affronteront ce samedi 7 février prochain lors de la grande finale du télécrochet présenté par Nikos Aliagas. La benjamine du concours a été choisie par le public face à Victor ce samedi 31 janvier dernier. Toulonnais de naissance, le chanteur de 24 ans a marqué les esprits des téléspectateurs grâce à des performances particulièrement bien exécutées, et ce dès le premier prime.
Après un an de prépa artistique dans le but d’intégrer le milieu de la mode, l’artiste s’est tourné vers sa première passion : la musique. Il intègre une école de comédie musicale, avant de suivre des cours de musique actuelle. C’est à ce moment-là qu’il commence à travailler dans une boulangerie. Toujours accroché à son rêve de vivre de la musique, Victor tente le casting de la saison 12 de «Star Academy» mais n’est pas retenu. Tenace, il réessaie l’année suivante et arrive jusqu’en demi-finale. Nous nous sommes entretenus avec lui.
TV MAGAZINE. - Comment se déroule une journée type au château de Dammarie-les-Lys ?
Victor. - Ça dépend puisque ça bouge tout le temps. Il n’y a pas vraiment de journée type. Nous nous réveillons souvent entre 8 et 10 heures. Et c’est très «chill» (comprendre tranquille NDLR), nous avons trois à quatre cours par jour au maximum. En général, un premier de chant, de sport ou autre aux alentours de 9 heures du matin. Souvent, nous avons une petite pause, juste avant manger. Ensuite, nous avons la fameuse pause CSA, où nous ne sommes pas filmés comme la loi l’oblige. Dans l’après l’après-midi, nous avons généralement deux cours. Mais c’est quelque chose qui change chaque jour.
Vous êtes resté 15 semaines dans l’émission, les premiers éliminés vous ont-ils manqué ?
Oui ! Même si c’est vrai que ça fait un peu bizarre de les revoir les anciens. J’ai l’impression que ça fait une éternité. Nous étions beaucoup mais nous avions une très bonne dynamique. Nous sommes une grande famille. De l’intérieur, c’est assez perturbant de les voir, derrière l’écran de télévision du salon, tous aller à des évènements et faire leur vie à l’extérieur. Je ressens beaucoup de fierté, notamment pour Léo et Jeanne, qui ont fait la première partie de Panayotis Pascot à l’Olympia. Mais je sais que sur les dernières semaines, j’avais une envie énorme de pouvoir profiter de l’extérieur aussi. Nous sommes tous pressés d’en profiter aussi.
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Quelle prestation vous a le plus marqué ?
C’était ma carte blanche sur Havana de Camila Cabello. Même si c’est vrai que j’ai eu un gros problème technique. J’ai perdu mon câble et je n’entendais plus rien. Mais c’est ma prestation préférée parce que c’est celle qui se rapproche le plus de ce que je veux faire par la suite. Je me suis amusé, elle avait un côté plus piquant que ce que je faisais jusque-là. Jusqu’à présent, je ne savais pas trop si je pouvais oser être moi à fond. Et là, j’ai osé. Je sais que c’est ma zone de confort, ce sont les balades. J’en faisais beaucoup et j’attendais d’avoir mon tableau chanté et dansé, mais je ne l’ai jamais eu. C’est là que j’ai montré ce côté de moi plus «punchy».
Pendant le dernier prime, vous avez révélé être fier de ce que vous représentiez. Que représentez-vous ?
Je pense que je représente cette communauté Queer qui ose transgresser les cases, les codes de la masculinité et de la féminité. Je me détache complètement de ces stigmates rattachés au genre et à son expression. Je vis ma vie comme j’en ai envie. Si j’ai envie de porter des ongles longs, je le fais parce que je trouve ça beau et que ça me fait vibrer. Si j’ai envie de mettre une perruque un certain jour, je le fais parce que j’ai envie de m’amuser. Je me pose moins la question que d’autres. Je pense que je représente cette partie-là de la société et j’en suis très, très fier. Ce n’est que de l’amour.
Vous aimez bousculer les codes tant par vos mises en beauté que vos tenues...
Je pense que ce n’est pas si grave de jouer avec l’apparence si c’est pour se sentir bien dans sa peau. C’est ça qui est important. Je suis un homme gay et j’aime jouer avec l’apparence parce que j’aime les codes dits «féminins». J’ai déconstruit la case de l’homme et ce qui est censé être la masculinité. J’adore les codes du drag, mais même si j’en reprends certains, je ne prétends pas être une drag-queen. C’est un art véritable et je préfère me concentrer sur la musique.
Nous sommes beaucoup de Français à avoir eu un crush sur lui.
Victor à propos de BastiaanVous avez avoué avoir eu un coup de cœur pour un autre élève. Qui était-ce ?
Bastiaan. Je l’admire énormément. Je pense que nous sommes beaucoup de Français à avoir eu un gros crush sur lui. D’abord, parce qu’il a un talent monstrueux. Il danse bien, il chante bien. Il est beau, il est drôle. Il a tout pour lui. C’est vrai que j’ai un gros crush pour lui. Il le sait, mais ça s’arrête là. Après son tableau chanté et dansé sur Tainted Love de Soft Cell, je pense que beaucoup de gens sont tombés amoureux de lui.
Vous avez eu l’occasion d’assister à certains entraînements de Lucie Bernardoni pour «Danse avec les stars», et de regarder sa première danse. Qu’en avez-vous pensé ?
Je suis super fière d’elle ! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Elle danse vraiment très bien. Mais surtout, elle a une véritable attitude quand elle danse, ça se voit au niveau de son visage. J’ai hâte de voir ses prochaines prestations, maintenant que je suis sorti du château. Je suis trop content pour elle.


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