À l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Des choux et des reines", publié chez Albin Michel, Katherine Pancol est revenue sur la place centrale qu’occupent les livres dans sa vie. Elle a confié avoir grandi davantage avec la lecture qu’avec les gens, faisant des livres une véritable "source de vie" depuis l’enfance.
Une passion pour les lettres et les mots depuis la tendre enfance. Invitée de l’émission Culture Médias, la romancière Katherine Pancol est venue présenter son nouveau roman Des choux et des reines, publié aux éditions Albin Michel. À cette occasion, elle a également partagé un témoignage intime sur la place essentielle que la lecture occupe dans sa vie depuis l’enfance. Une passion qui a façonné son imaginaire bien avant qu’elle ne devienne écrivaine.
"J’ai grandi avec des livres, vraiment plus qu’avec des gens", a-t-elle confié avec émotion. Pour elle, les livres constituaient une véritable source de vie. "Je pense que les livres, ce n’est pas seulement, il faut lire parce qu’il faut tapisser sa tête de choses intelligentes, mais je pense que les livres, c’était une source de vie", a-t-elle confié.
La lecture comme "source de vie"
Dès son plus jeune âge, elle lit avec une curiosité insatiable. Abonnée à la bibliothèque municipale, elle décide de parcourir les ouvrages dans l’ordre alphabétique. "Je lisais tout par ordre alphabétique, je ne voulais rien louper. Je me suis dit que si j’en loupe, ça va faire un énorme trou". Cette discipline enfantine révèle déjà un rapport intense au savoir et à la découverte.
Son parcours de lectrice l’amène très tôt vers des auteurs majeurs. Elle évoque notamment sa rencontre avec la littérature russe. À douze ans et demi, elle souhaite lire Dostoïevski. La responsable de la bibliothèque s’inquiétait : "Catherine, tu es sûre que tu veux ?". Mais la jeune lectrice insistait. Si elle reconnaît ne pas avoir tout compris, elle affirme avoir saisi l’essentiel : l’existence d’"une autre manière d’écrire", d’un autre univers littéraire.
Elle raconte également son aisance avec certains auteurs classiques Cronin, Balzac, Colette dont elle pouvait entrer pleinement dans l’univers narratif. La lecture devient ainsi un espace d’exploration, de compréhension du monde et des émotions humaines. Face aux difficultés de l’enfance, elle trouve refuge dans les livres : "Quand j’avais un problème, je lisais. Je me disais comment ils se ressortent dans les livres. Et je vivais", a-t-elle intimement partagé.
Pour Katherine Pancol, les "personnages imaginaires ont longtemps été plus présents que les figures réelles". Cette proximité avec la fiction a nourri son imaginaire d’écrivaine, même si elle confie qu'elle n’aurait peut-être jamais écrit sans la demande d’un éditeur. Elle évoque un complexe personnel, une impression de ne pas être "capable d’écrire" comme un manque de confiance en soi.


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