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RÉCIT - Grâce aux recherches d’un universitaire retraité, une octogénaire nantaise - élevée par son oncle et sa tante - a pu retrouver la trace et une partie du parcours de sa mère biologique, dont l’existence faisait l’objet d’un tabou familial.
Vienne, 8 mai 2025. En présence de l’ambassadeur de France en Autriche, d’un parterre d’invités officiels et de militaires des deux nations, les commémorations des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe s’attardent un moment sur une tombe située dans le carré français du cimetière central. Une plaque commémorative est dévoilée sur la sépulture d’une jeune Française, Yvette Paré-Moison, morte à 22 ans, le 1er janvier 1944. Dans l’assistance, sa fille octogénaire, Annick, est profondément émue par l’hommage de la République à la jeune femme, longtemps restée «une anonyme, une oubliée parmi tant d’autres» - et ce, jusque dans sa propre famille. Un tabou étroitement lié à un pan méconnu de la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui retraitée à Nantes, Annick n’a jamais connu sa mère, décédée alors qu’elle n’avait qu’un an et demi. Cette disparition précoce est devenue un lourd secret de famille. Délaissée par son père, souffreteux et absent, Annick grandit ainsi dans la cité des…


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