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Par Gilles Festor, envoyé spécial à Bordeaux
Le 11 juillet 2026 à 08h38
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REPORTAGE - Vendredi, de son réveil jusqu’à la table de massage en fin de journée, nous avons pu suivre le Français dans une étape brûlante entre Hagetmau et Bordeaux.
Sur le quai Louis XVIII à Bordeaux écrasé par la chaleur, un casque rouge apparaît au loin. Visage de d’Artagnan et barbe courte impeccablement taillée. Trois coups de guidon, quelques zigzags pour éviter les coureurs devant lui et Julian Alaphilippe termine sa course devant le bus noir de son équipe Tudor. Un arrêt net, comme celui d’une Formule 1 qui viendrait se ravitailler au stand. Il descend sa monture et confie son vélo à un mécanicien qui s’en empare et le fixe sur un support. Le thermomètre frôle les 40 degrés mais quelques dizaines de supporters patientent en criant «Julian ! Julian !» derrière les barrières métalliques brûlantes. L’un d’entre eux tend un livre à dédicacer «Julian, mon année arc-en-ciel», en référence à l’âge d’or du coureur couronné de deux titres de champion du monde sur route coup sur coup en 2020 et 2021. Le Français dégouline après quasiment quatre heures passées sur la selle. Il se retourne, lève les pouces en direction de ses fans et leur adresse…


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