NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au coeur d'un stratagème immobilier connu sous le nom de « J'achète des maisons CA$H », Constantin Niphakis a été déclaré coupable d'avoir fraudé huit personnes pour un montant total de plus de 1 million de dollars, lundi, au palais de justice de Montréal.
Le fraudeur offrait aux victimes de prendre possession de leur résidence, en leur disant qu'il allait la rénover et la revendre à profit, en échange de deux versements d'argent : l'un au moment de l'acquisition et un deuxième, qui ne venait jamais, après les supposées rénovations et revente.
Entre-temps, Niphakis contractait une hypothèque auprès d'un prêteur privé. À terme, parce qu'il ne respectait pas ses obligations, la maison était saisie. La victime perdait donc son argent.
Dans sa décision, la juge Julie Riendeau, de la Cour du Québec, qualifie ces agissements de modus operandi et explique que c'est la répétition et l'addition de scénarios semblables, ainsi que les témoignages crédibles, clairs et détaillés des victimes, qui l'ont convaincue.
Elle reproche aussi à Constantin Niphakis d'avoir adopté une conduite malhonnête et sans scrupule envers les victimes, soulignant ses fausses promesses quant à ses intentions de leur faire un deuxième versement.
Longue saga judiciaire
Entre 2015 et 2018, Constantin Niphakis a soutiré près de 100 000 $ à chaque victime. Les accusations de fraude contre lui remontaient à décembre 2022.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait précisé que les victimes étaient souvent dans une situation vulnérable et étaient attirées par le leurre de l'argent rapide et comptant.
Le verdict de lundi matin représente donc la fin d'une longue bataille juridique pour plusieurs d'entre elles.
Eugène Saint-Germain, l'une victimes de Niphakis, estime que c'est 75 000 $ qui lui ont ainsi été dérobés. Il a abusé la confiance de tout le monde. Il a menti sur toute la ligne. […] Il n'y avait pas moyen de lui parler. Il n'a jamais retourné mes appels, a-t-il déclaré aux médias présents au palais de justice de Montréal.
Certaines victimes étaient même tombées dans le piège du malfrat par l'entremise de publicités diffusées à la radio faisant la promotion de « J’achète des maisons CA$H ».
Malgré cette victoire juridique, le long processus pour arriver laisse un arrière-goût amer à M. Saint-Germain. Je suis content qu'il y ait eu justice. J'ai trouvé ça long. Ce qui me frustre, c'est que [ça prenne] 10 ans… c'est évident que le gouvernement du Québec ne fait pas sa job. Il ne nous donne pas ce qu'on devrait avoir : du service, a-t-il réagi.
La peine minimale pour une fraude de plus de 1 million de dollars est de deux ans de pénitencier. Les observations sur la peine de Niphakis auront lieu en décembre prochain.
Le ministère public peut demander au tribunal d'imposer à M. Niphakis une ordonnance de dédommagement et une amende en lieu de. Certaines victimes ont introduit des recours au civil. Mais c'est trop tôt pour m'avancer là-dessus, a expliqué Rami El-Maoula, procureur aux poursuites criminelles et pénales.
Avec les informations d'Amélie Desmarais


5 day_ago
46



























.jpg)






French (CA)