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Ivanka Trump aurait été la cible d’un projet d’assassinat lié aux Gardiens de la révolution iraniens

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Selon des informations révélées par le New York Post, un Irakien récemment arrêté aurait projeté d’assassiner la fille de Donald Trump pour venger la mort du général iranien Qasem Soleimani, tué par une frappe américaine en 2020.

La menace aurait visé le cœur de la famille Trump. D’après le New York Post, Ivanka Trump, la fille du président américain, aurait été la cible d’un projet d’assassinat attribué à Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi, un ressortissant irakien de 32 ans présenté comme proche des Gardiens de la révolution iraniens et de milices chiites liées à Téhéran. L’homme, récemment arrêté en Turquie puis extradé vers les États-Unis, aurait voulu venger la mort du général iranien Qasem Soleimani, tué en janvier 2020 dans une frappe de drone américaine à Bagdad.

Selon le quotidien américain, Al-Saadi aurait fait le «serment» de tuer Ivanka Trump et aurait même possédé un plan de sa résidence en Floride. La fille aînée de Donald Trump vit avec son mari Jared Kushner dans une propriété estimée à 24 millions de dollars. Sur X, le suspect aurait également publié une carte du quartier où se trouve leur maison, accompagnée d’un message menaçant en arabe : «Je dis aux Américains regardez cette image et sachez que ni vos palais ni les Secret Service ne vous protégeront. Nous sommes actuellement dans la phase de surveillance et d’analyse. Je vous l’ai dit, notre vengeance est une question de temps.»

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L’existence de ce projet aurait été confirmée au New York Post par Entifadh Qanbar, ancien attaché militaire adjoint de l’ambassade d’Irak à Washington. «Après la mort de Qasem, il [Al-Saadi] disait aux gens : “nous devons tuer Ivanka pour brûler la maison de Trump comme il a brûlé notre maison”», affirme-t-il. «Nous avons entendu dire qu’il avait un plan de la maison d’Ivanka en Floride», ajoute-t-il. Une seconde source citée par le journal américain aurait également confirmé l’existence de ce projet.

Une menace internationale

Le suspect serait une figure importante des réseaux terroristes irako-iraniens. Selon le département américain de la Justice, cité par le New York Post, il est poursuivi pour 18 attaques ou tentatives d’attaques en Europe et aux États-Unis. Les autorités américaines le soupçonnent notamment d’être lié à l’incendie criminel d’une agence de la Bank of New York Mellon à Amsterdam en mars, à l’agression au couteau de deux victimes juives à Londres en avril, ainsi qu’à une fusillade contre le bâtiment du consulat américain à Toronto, également en mars. Il aurait aussi «planifié » et «coordonné» plusieurs attaques visant des juifs, dont l’explosion d’une synagogue à Liège, en Belgique, et l’incendie d’un temple à Rotterdam, toujours selon les autorités américaines citées par le tabloïd. Ivanka Trump, âgée de 44 ans, s’est convertie au judaïsme orthodoxe en 2009 avant son mariage avec Jared Kushner.

Le profil du suspect intrigue autant qu’il inquiète. D’après Entifadh Qanbar, Al-Saadi aurait été très proche de Qasem Soleimani, chef de la force Al-Qods des Gardiens de la révolution, qu’il considérait comme une figure paternelle après la mort de son propre père, le général iranien Ahmad Kazemi, en 2006. Élevé à Bagdad par sa mère irakienne, il aurait ensuite été envoyé à Téhéran pour être formé par les Gardiens de la révolution. Le New York Post affirme également qu’Al-Saadi aurait créé une agence de voyages spécialisée dans les pèlerinages religieux, qui lui aurait permis de circuler à l’étranger et d’entrer en contact avec des cellules terroristes. Lors de son arrestation en Turquie, le 15 mai, il aurait été en possession d’un passeport de service irakien, document réservé aux agents publics et facilitant certains déplacements. Il aurait été en transit vers la Russie au moment de son interpellation.

Un suspect ultra-connecté

Autre élément relevé par le journal américain : le suspect aurait laissé de nombreuses traces sur les réseaux sociaux. Des publications le montreraient devant la tour Eiffel, les tours Petronas de Kuala Lumpur ou encore devant un missile, la main sur le cœur. L’acte d’accusation fédéral inclurait aussi des photos de lui aux côtés de Qasem Soleimani, dans ce qui semble être une installation militaire, en train de consulter des cartes et du matériel. Dans un message publié en août 2020, quelques mois après la mort de Soleimani, Al-Saadi aurait écrit : «Je vais quitter les réseaux sociaux et éteindre tous mes téléphones jusqu’à ce que l’ennemi américain soit vaincu... victoire ou martyre.» Mais selon le New York Post, cette disparition numérique n’aurait pas duré. En 2025, il aurait encore qualifié Soleimani et d’autres responsables iraniens tués par les États-Unis de «martyrs».

La Maison-Blanche n’a pas répondu aux sollicitations du journal américain concernant ce supposé projet d’assassinat. L’avocat d’Al-Saadi n’a pas non plus donné suite aux demandes de commentaire. Le suspect serait aujourd’hui détenu à l’isolement au Metropolitan Detention Center de Brooklyn.

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