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Par Le Figaro avec AFP
Le 25 mars 2026 à 19h46

Daniela Santanchè, soupçonnée de falsification des bilans de son ancienne maison d’édition, a présenté mercredi sa démission à la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, qui lui avait publiquement demandé de quitter ses fonctions.
Passer la publicité Passer la publicitéLa ministre italienne du Tourisme, Daniela Santanchè, soupçonnée de fraudes, a présenté mercredi sa démission à la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni qui lui avait publiquement demandé de quitter ses fonctions dans la foulée de son échec au référendum sur la réforme du système judiciaire. Daniela Santanchè était sous pression ces derniers mois pour quitter son poste, après avoir été renvoyée en justice début 2025 pour falsification présumée des bilans de son ancienne maison d'édition.
Mme Meloni ne lui avait jusqu'ici pas demandé de partir mais le rejet, lundi par les Italiens, du projet de réforme du système judiciaire au cours d'un référendum constitutionnel, a rebattu les cartes. Ce revers majeur, le premier pour cette dirigeante d'extrême droite depuis qu'elle a pris ses fonctions en octobre 2022, l'a incitée à se séparer de tous les membres du gouvernement confrontés à des démêlés judiciaires, selon les médias.
«Mon casier judiciaire est vierge»
Ce revirement intervient après la démission, mardi, du vice-ministre de la Justice, Andrea Delmastro, à la suite de la diffusion d'une photo le montrant en compagnie d'un homme condamné à quatre ans de prison, et de Giusi Bartolozzi, la cheffe de cabinet du ministre de la Justice Carlo Nordio. Mme Santanchè nie avoir commis des fraudes pendant son mandat de présidente et directrice générale de Visibilia, une agence de publicité et un éditeur de médias, mais elle est aussi impliquée dans deux autres enquêtes.
«J'ai toujours dit que je ne démissionnerais que si tu me le demandais explicitement et publiquement», a-t-elle écrit à Mme Meloni dans une lettre publiée par les agences de presse italiennes. Mme Santanchè a clamé son innocence, affirmant : «Mon casier judiciaire est vierge». Mme Meloni ne pouvait pas la limoger car, en vertu de la Constitution italienne, les ministres sont officiellement nommés par le président de la République et non par le chef du gouvernement.


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