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Netanyahu, c’est fini : Le nouveau Premier ministre israélien, Gadi Aizenkot, prend les rênes après la chute de Netanyahu
Publié le 07.11.2026 à 23h17 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 4mn
Netanyahu, c’est fini. Benyamin Netanyahu n’est plus Premier ministre d’Israël. Nous sommes le samedi 7 novembre et l’information vient d’arriver à l’instant. Nous sommes enfin débarrassés de Benyamin Netanyahu.
Et oui, voici le nouveau Premier ministre d’Israël, Gadi Aizenkot, un homme d’origine marocaine. Pas un simple bonhomme et pas non plus un tendre, car c’est l’ancien chef d’état-major de Tsahal. Il a été nommé par le président israélien Isaac Herzog pour prendre la tête du gouvernement.
Gadi Eisenkot, rival de Benjamin Netanyahu, sera chargé de former le prochain gouvernementLe parcours militaire d’Aizenkot
Avant de rejoindre la sphère politique, Gadi Aizenkot a occupé les plus hautes fonctions au sein de l’armée israélienne. En tant que chef d’état-major des Forces de défense d’Israël, il a dirigé les opérations pendant des conflits majeurs, notamment lors de la guerre du Liban de 2006 et de l’opération Bordure protectrice en 2014. Cette expérience a forgé son approche stratégique, centrée sur la sécurité nationale et la dissuasion militaire. Son passage à la tête du ministère de la Défense a également renforcé son réseau au sein des élites militaires, un atout qui influence désormais la composition du nouveau gouvernement.
Il prendra officiellement ses fonctions demain, dimanche 8 novembre, à 5 h, après avoir été désigné par Isaac Herzog pour former un nouveau gouvernement.
Tant que ce nouveau gouvernement n’a pas été présenté et approuvé par la Knesset, Benjamin Netanyahu reste le Premier ministre par intérim. S’il parvient à finaliser son accord de coalition, Gadi Eisenkot deviendra le premier chef de gouvernement séfarade de l’histoire d’Israël.
🚨🇮🇱 ALERTE INFO | Gadi Eisenkot devrait être le prochain PREMIER MINISTRE d’Israël face à Benjamin Netanyahu. La présidence va le charger de former le prochain gouvernement. pic.twitter.com/U6uUiwfWBp
— Cerfia (@CerfiaFR) November 7, 2026Délai légal : Gadi Eisenkot dispose de 28 jours à compter de la remise officielle de son mandat pour constituer sa coalition et composer son exécutif. Une prolongation de 14 jours peut éventuellement lui être accordée si nécessaire.
Le rôle du président Herzog dans la transition
Conformément à la Constitution israélienne, le président nomme le Premier ministre lorsqu’aucune coalition stable n’émerge après les élections. Isaac Herzog, qui a succédé à Reuven Rivlin en 2021, a joué le rôle de médiateur entre les partis fragmentés de la Knesset. Son choix d’Aizenkot traduit la volonté de stabiliser le paysage politique après plusieurs scrutins sans issue claire et d’encourager les négociations entre formations centristes et de droite afin de garantir une majorité fonctionnelle face aux défis sécuritaires et économiques qui se profilent.
Ce qu’il faut retenir, c’est que Gadi Eisenkot bénéficie du soutien de 67 députés à la Knesset, soit plus de la majorité absolue, alors que Netanyahou ne compte que 46 soutiens. Avec 21 sièges d’avance, nous sommes donc débarrassés de Benjamin Netanyahou, qui tentera quand même quelque chose.
La prise de fonction d’Aizenkot intervient à un moment où les relations d’Israël avec ses voisins restent tendues. Les négociations autour du programme nucléaire iranien, les tensions à la frontière du Liban et les dynamiques en Cisjordanie exigent une politique extérieure cohérente. Le nouveau gouvernement devra également gérer les attentes des partenaires occidentaux, notamment les États-Unis et l’Union européenne, qui surveillent de près les avancées vers une éventuelle reprise des pourparlers de paix. La capacité d’Aizenkot à conjuguer fermeté sécuritaire et ouverture diplomatique sera donc scrutée tant à Jérusalem qu’à l’international.
Netanyahu dans une déclaration ce soir : "C'est un moment d'unité."
Je demande la formation d’un gouvernement d’unité nationale qui inclurait tous les partis du courant national et tous les partis sionistes qui souhaitent protéger notre pays, le seul et unique État du peuple… pic.twitter.com/J0MvJrSjbf
En ouvrant son gouvernement à des factions plus radicales que la sienne, Aizenkot invoque l’unité nationale, une démarche que Benjamin Netanyahou connaît bien. Si ce dernier perd le pouvoir, les affaires de corruption qui le poursuivent pourraient le conduire en prison, un sort que certains considèrent comme le « mal » qu’il mérite. Le défi reste de taille pour ceux qui devront survivre à ce nouveau contexte politique.
Avec une majorité de 67 députés, la coalition d’Aizenkot dispose d’une marge confortable pour faire adopter son programme législatif. Parmi les priorités annoncées figurent la réforme du système judiciaire, la révision des allocations budgétaires de la défense et des mesures de relance économique après les crises récentes. Toutefois, la présence de factions plus radicales au sein du gouvernement pourrait compliquer la mise en œuvre de réformes sociétales, notamment en matière de droits des minorités et de liberté de la presse. Les prochains mois s’annoncent marqués par des débats parlementaires intenses, tandis que l’opposition cherchera à exploiter toute division interne pour contester la nouvelle majorité.
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