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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 07/11/2026 à 19h32, mis à jour le 07/11/2026 à 20h56
Le premier ministre sortant a jugé dans une allocution vidéo qu’un tel gouvernement entre le bloc d’opposition et les partis arabes «démantèlerait» l’État d’Israël.
Le chef du bloc de l’opposition au premier ministre sortant Benyamin Netanyahou, Gadi Eisenkot, sera officiellement chargé dimanche de former le prochain gouvernement israélien, a indiqué samedi soir la présidence. «Le président Herzog a invité Gadi Eisenkot à la résidence présidentielle, où il lui confiera demain, à 17 heures, la mission de former le gouvernement», selon un communiqué. Plus tôt dans la journée, le premier ministre sortant Benyamin Netanyahou a averti qu'un gouvernement de coalition entre le bloc d'opposition et les partis arabes conduirait à l'effondrement de l'État d'Israël.
À l’issue des élections législatives du 27 octobre, le chef du bloc d’opposition, Gadi Eisenkot, qui a reçu le soutien des partis arabes la Liste unifiée et Raam (19 députés), apparaissait comme le mieux placé pour former un gouvernement. Son parti a appelé samedi les membres du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahou, à le rejoindre dans le prochain gouvernement. «Si le Likoud et ses alliés s’intéressent soudainement à “l’unité” et à un large gouvernement, ils sont les bienvenus pour annoncer publiquement la dissolution de leur alliance avec les extrémistes (...) et leur volonté de rejoindre un gouvernement dirigé par (...) Eisenkot», a écrit le parti Yashar sur X.
Vers un gouvernement d’union nationale ?
«Un tel gouvernement, dépendant des islamistes, démantèlera l’État d’Israël de l’intérieur, comme cela se produit dans les pays européens, et dans des proportions bien plus graves encore», a averti Benyamin Netanyahou dans une allocution vidéo. Cette déclaration fait écho au discours régulièrement tenu par des responsables politiques et des commentateurs d’extrême droite occidentaux, qui assurent sans fondement que certaines régions d’Europe sont soumises à la loi islamique en raison des populations immigrées y vivant, suscitant des accusations d’islamophobie. Netanyahou a multiplié les attaques contre les partis arabes, qu’il présente comme des «soutiens du terrorisme» qui voudraient «islamiser Israël».
Si Gadi Eisenkot n’a pas écarté une coopération avec les partis arabes, il n’a pas exclu non plus une alliance avec les formations ultraorthodoxes. Selon des médias, le président Isaac Herzog œuvre en coulisses à la formation d’un gouvernement d’union nationale. Samedi, Benyamin Netanyahou a réaffirmé son soutien à cette idée, avec lui-même à la tête d’un tel gouvernement. «J’appelle à la formation d’un gouvernement d’union nationale qui réunira tous les partis du camp national et tous les partis sionistes qui souhaitent préserver notre État, l’unique État du peuple juif», a-t-il dit.


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