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Par Le Figaro avec AFP
Le 3 mars 2026 à 22h43

Le prévenu, un homme de 36 ans placé sous curatelle renforcée depuis 2011, a su jouer «de ses difficultés psychiques» pour échapper à une peine plus lourde, a regretté l’avocat des parties civiles Jean Sannier.
Passer la publicité Passer la publicitéUn homme a été condamné mardi à Vienne, en Isère, à un an de prison avec sursis pour des échanges à caractères sexuels avec une enfant de 12 ans qui avait ensuite tenté de se suicider. «Il y a une incompréhension complète de la part de la justice sur le risque que représentent ces prédateurs pour les jeunes sur les réseaux sociaux», a regretté l'avocat des parties civiles Jean Sannier.
Le prévenu, un homme de 36 ans placé sous curatelle renforcée depuis 2011, a su jouer «de ses difficultés psychiques» pour échapper à une peine plus lourde, a-t-il dénoncé. Le tribunal correctionnel s'est montré plus clément que la procureure Véronique Stasio, qui avait requis deux ans de prison avec sursis. «Il y a une véritable volonté de pervertir la victime et à l'inciter davantage alors qu'elle est déjà fragile et particulièrement vulnérable», avait-elle déclaré.
Entre 2024 et 2025, le prévenu a entretenu une conversation avec la préadolescente sur le réseau social Snapchat et sollicité des photos intimes. Le père de l'enfant a découvert ces échanges le 12 avril 2025 et s'est rendu au commissariat pour déposer plainte. Le lendemain, sa fille, déjà fragilisée par le décès de sa mère, a tenté de mettre fin à ses jours et a été sauvée in extremis par son père.
Le père traque lui-même l’auteur des messages
Estimant la procédure judiciaire trop lente, celui-ci a décidé de traquer lui-même l'auteur des messages pendant quatre mois, avant que ce dernier n'active sa géolocalisation sur Snapchat. Une information que le père a ensuite remise à la police. À la barre, le prévenu s'est montré confus. «Je n'ai jamais rien demandé de tout ça, au départ, je n'étais pas d'accord», a-t-il dit après la projection des captures d'écran de la conversation.
«Ses capacités intellectuelles font qu'il ne comprend absolument pas que ces faits puissent avoir ces conséquences-là», a plaidé son avocate. Une expertise réalisée lors de la garde à vue a conclu qu'il était totalement responsable de ses actes, sans aucune pathologie mentale, mais avec un risque de récidive.


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