NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Le projet TRIPP, corridor nord‑sud du Caucase : comment l’Iran contourne l’isolement américano‑israélien
Publié le 26.8.2026 à 16h25 – Par Marc Dufresne – Temps de lecture 5mn
×

Gagner du temps de lecture avec le résumé de l'article
Comment l’Iran trace une nouvelle voie vers la mer Noire afin de contrecarrer la stratégie d’isolement américano‑israélienne
Un tunnel stratégique au cœur du Caucase
Ce mois-ci, plusieurs entreprises iraniennes ont engagé les travaux du tunnel de Kajaran, un ouvrage de 7,2 km prévu dans la province de Syunik, en Arménie. Ce projet, l’un des plus complexes du Caucase, doit être achevé d’ici 2032. En contournant le col le plus élevé du territoire arménien, il raccourcira le trajet d’environ quarante minutes.
Parallèlement, une voie rapide de 32 km est en cours d’édification dans la même province, reliant la frontière iranienne à Agarak puis à Kajaran. Cette autoroute comprendra cinq échangeurs, deux nouveaux tunnels et quinze ponts, avec une échéance de finition fixée à 2027.
Ces deux infrastructures s’inscrivent dans une ambition plus vaste: créer un axe de transport nord‑sud traversant l’Arménie jusqu’aux ports géorgiens de la mer Noire. Ce corridor s’insère dans le réseau de connectivité eurasien porté par les pays du groupe BRICS + et se positionne en concurrence directe avec le corridor du Moyen‑Orient, soutenu par les puissances occidentales.

🇦🇲🇦🇿🇺🇸 Caucase | Accord stratégique inédit
🔴 Reuters : Trump a obtenu les droits exclusifs pour développer le corridor de Zangezur, reliant la Turquie à l’Azerbaïdjan via l’Arménie.
📍Baptisé TRIPP (Trump Route for International Peace and Prosperity), le projet sera signé… pic.twitter.com/dLaQkPL2SX
Le corridor de Zangezur, un projet « TRIPP » à vocation géopolitique : Baptisé TRIPP (Trump Route for International Peace and Prosperity)
Dans la même zone, un autre projet, baptisé « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP), a été proposé. S’étendant sur une bande de 43 km le long de la frontière iranienne en Syunik, il relierait le continent azerbaïdjanais à son exclave, la République autonome de Nakhitchevan, tout en ouvrant une liaison terrestre directe vers la Turquie.

Ce corridor, envisagé comme une artère de transit est‑ouest sous contrôle américain, ferait partie du corridor du Moyen‑Orient occidental, reliant l’Asie à l’Europe tout en contournant l’Iran et la Russie. Le dispositif prévoit le recours à des sociétés de sécurité privées pour protéger les infrastructures, ce qui pourrait se traduire par une présence militaire occidentale le long de la portion arménienne bordant le nord de l’Iran une menace perçue comme directe pour la sécurité iranienne.
Le projet TRIPP, ses perspectives de construction, les défis potentiels, ainsi que les enjeux politiques et économiques qui l’entourent, continuent de retenir toute l’attention des milieux politiques et économiques arméniens. https://t.co/8J5ks9vTIE @HogardJacques
— Revue Europe et Orient (@EuropeEtOrient) August 10, 2026En outre, le TRIPP pourrait servir d’instrument d’isolation en privant l’Iran d’un accès terrestre à la mer Noire, à condition que l’Arménie perde le contrôle souverain de cet axe.
Les inquiétudes de Téhéran trouvent un écho dans les rapports faisant état de déploiements militaires et de renseignements israéliens le long de la frontière iranienne avec l’Azerbaïdjan, une dynamique qui pourrait se reproduire dans le cadre du projet TRIPP.

Les manœuvres ambiguës de Nikol Pashinyan
Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, affirme que l’Arménie est capable d’accueillir simultanément les projets est‑ouest soutenus par Washington et les initiatives nord‑sud portées par les BRICS, dans le cadre de son programme « Carrefour de la paix ». Il assure à l’Iran que la souveraineté arménienne sur sa frontière et sur la route TRIPP sera préservée.
Cependant, Pashinyan a déclaré que le village stratégique de Tigranashen, situé sur la trajectoire menant à l’Iran, ne faisait pas partie du territoire arménien et devait être attribué à l’Azerbaïdjan. Il a également affirmé que les enclaves de Barkhudarli et Yukhari Askipara, situées dans la province de Tavush, relevaient de la souveraineté azerbaïdjanaise, se basant sur les frontières établies en 1991.
L’opposition intérieure arménienne s’est insurgée contre ces cessions, rappelant que Tigranashen constitue la principale voie d’accès à l’Iran, tandis que les enclaves de Tavush se trouvent sur la route menant à la Géorgie. Certains analystes interprètent les déclarations de Pashinyan comme une manœuvre, potentiellement incitée par les États‑Unis, visant à isoler l’Iran ou, du moins, à compliquer considérablement son accès à la mer Noire.

Quelle réponse de l’Iran ?
Face à ces développements, les spécialistes anticipent que Téhéran intensifiera sa présence en Arménie afin de neutraliser les tentatives américaines de transformer le territoire arménien en levier stratégique contre la République islamique. Le renforcement de l’influence iranienne sur le sol arménien serait ainsi perçu comme une contre‑mesure destinée à garantir la continuité des liaisons commerciales vers la mer Noire et à préserver la souveraineté régionale face aux pressions occidentales.
Cet article vous a plu ? Soutenez notre travail éditorial indépendant par une contribution libre. Choisissez librement le montant de votre soutien. Don unique, sans abonnement.


1 hour_ago
31
























.jpg)






French (CA)