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Par Le Figaro avec AFP
Le 7 mars 2026 à 20h42
Après plus de trois ans de détention, les deux Français avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël, puis libérés début novembre mais avec l’interdiction de quitter le territoire iranien.
Passer la publicité Passer la publicitéLe ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a dit samedi s'être entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés de détention en novembre et assignés à l'ambassade de France à Téhéran, la capitale iranienne touchée depuis une semaine par des frappes américano-israéliennes.
«Je me suis entretenu aujourd'hui avec eux. Ils traversent une épreuve très difficile et ils font preuve, comme depuis bientôt quatre ans, d'un courage extraordinaire», a déclaré le ministre sur France 5. «Nous allons continuer de tout faire pour obtenir leur retour en France immédiat et leur libération définitive», a-t-il ajouté, précisant avoir «passé des messages» en ce sens à son «homologue iranien».
L’hypothèse d’une évacuation écartée à ce stade
Jean-Noël Barrot s'est entretenu mercredi avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Le ministre a écarté à ce stade l'hypothèse d'une évacuation de l'ambassade de France.
«Le personnel diplomatique présent à Téhéran mène sa mission dans un contexte très dégradé, en faisant preuve de beaucoup de dévouement. Et une partie de la mission, c'est précisément d'assurer la sécurité de Cécile Kohler et Jacques Paris. (...) Ils continueront d'appliquer leur mission. C'est leur honneur», a-t-il dit.
Les familles de Cécile Kohler et Jacques Paris s'étaient dits mardi «très inquiet» au vu des nombreux bombardements frappant la capitale iranienne.
Plus de trois ans de détention
Après plus de trois ans de détention, les deux Français avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d'Israël, puis libérés début novembre mais avec l'interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont en attente d'un potentiel échange avec une ressortissante iranienne, Mahdieh Esfandiari, que la justice française a condamné à un an de prison ferme fin février.


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