La cour d’appel a confirmé que la chanteuse Chantal Goya et son mari, le compositeur Jean-Jacques Debout, devront rembourser un prêt de plus de deux millions d’euros contracté auprès du Crédit municipal de Bordeaux. Le couple affirmait ne pas disposer des moyens financiers nécessaires, mais la justice a estimé au contraire que leurs revenus leur permettaient d’honorer la dette.

Valentin Dreyer - Aujourd'hui à 13:00 - Temps de lecture :

La justice considère que les Chantal Goya et son époux disposent des moyens nécessaires pour rembourser leur dette. Photo Richard Mouillaud La justice considère que les Chantal Goya et son époux disposent des moyens nécessaires pour rembourser leur dette. Photo Richard Mouillaud

L’origine du litige remonte à 2018. Cette année-là, la chanteuse et son mari sollicitent un prêt de 2,2 millions d’euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux afin de régler une dette fiscale dépassant le million d’euros.

Pour garantir ce prêt, le couple met en gage les droits Sacem du catalogue musical de Jean-Jacques Debout, auteur et compositeur notamment pour Johnny Hallyday et Sylvie Vartan.

Cinq ans plus tard, l’établissement public réclame 2,46 millions d’euros, intérêts et indemnités contractuelles compris. Contestant cette somme, les artistes saisissent la justice, estimant ne pas être en mesure d’assurer les remboursements.

Des revenus jugés suffisants par la justice

Devant les juges, Chantal Goya affirme alors disposer de moyens limités. Elle évoque notamment une retraite mensuelle inférieure à 600 euros et explique que l’essentiel de ses revenus aurait été réinvesti dans ses spectacles.

Mais l’examen de leur situation financière révèle des ressources bien plus importantes révène l'Informé. Selon les magistrats, le couple aurait perçu environ 40 000 euros par mois en 2024, provenant notamment des spectacles et des droits d’auteur liés au catalogue musical de Jean-Jacques Debout, estimé à plus de 3 millions d’euros.

Ces éléments conduisent la justice à considérer que les époux disposent des moyens nécessaires pour rembourser leur dette.

Une procédure judiciaire qui se conclut en appel

En août 2025, un premier jugement donne déjà tort au couple, estimant qu’il avait signé le contrat en toute connaissance de cause. La somme due est toutefois ramenée à 2,18 millions d’euros, les intérêts ayant été supprimés.

La chanteuse décide alors de faire appel, invoquant à nouveau des difficultés financières ainsi qu’une maison déjà largement hypothéquée.

La cour d’appel n’a finalement pas suivi cet argumentaire. Les juges ont confirmé que les revenus du couple permettaient d’honorer les échéances du prêt, mettant ainsi fin à cette longue procédure judiciaire. Des frais supplémentaires pourraient également s’ajouter à la facture.

À 83 ans, l’interprète du célèbre Pandi-Panda devra donc continuer à compter sur ses spectacles et ses droits d’auteur pour régler cette lourde dette.

Une tournée pour ses 50 ans de carrière

En décembre dernier, Chantal Goya était venue dans les locaux du Progrès à Lyon pour évoquer sa tournée célébrant ses 50 ans de carrière.

L’artiste de 83 ans, qui devait se produire à la Halle Tony-Garnier avec son spectacle « 50 ans d’amour », s’était alors prêtée au jeu des questions avec simplicité, multipliant anecdotes et souvenirs d’une carrière commencée dans les années 1970 aux côtés de son mari.

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