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Santé Québec évalue si une réorganisation des services en obstétrique est requise dans certaines régions de la province.
L'organisme gouvernemental souligne par courriel qu’aucune décision n’a été prise et qu’aucun échéancier n'est sur la table, mais que l’objectif est d’assurer des soins sécuritaires, durables et accessibles aux femmes enceintes ainsi qu'à leurs bébés.
Par ailleurs, Santé Québec a entamé des travaux structurés afin d’évaluer si une réorganisation des services en obstétrique est requise dans certaines régions, écrit l'organisme dans le courriel.
Il ajoute que l'analyse se fera en partenariat avec les établissements, les équipes médicales et les associations professionnelles.
À terme, des pistes de solutions seront proposées.

L’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
C’est inquiétant, exprime d’entrée de jeu le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes.
Sa région est aux prises avec un problème récurrent de ce service. L’an dernier, il y a eu un total cumulé de 133 jours de découverture du service.
Bien que cette démarche n’en soit qu’à ses balbutiements, M. Deschênes veut que le gouvernement tienne compte de la réalité du territoire et pas seulement des statistiques.
Il faudrait prendre en considération d'autres facteurs que seulement la colonne de chiffres afin d'assurer le service, afin d'assurer la sécurité de nos jeunes mamans, de nos jeunes familles. Visiblement, le genre de message reçu me laisse perplexe par rapport à cette ligne-là.
Il redoute l’abolition des agences de placement privées d’infirmières en octobre prochain parce qu'il ignore comment le CISSS pourra remplacer ce service, qui est toujours nécessaire à sa région.
Actuellement, cinq postes sur six consacrés aux départements d’obstétrique sont vacants en Haute-Gaspésie.
Est-ce qu’on a tous les leviers et tous les outils à notre disposition pour venir consolider cette main-d'œuvre-là, pour inciter les gens à venir travailler chez nous? C’est la question que je pose.

Le maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
On doit faire partie de la solution, soutient le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Sylvain Tanguay, qui avoue s'inquiéter aussi de ce qui sortira de cette analyse.
On est inquiets parce que, chaque fois, on est laissés pour compte. On ne bénéficie pas de ressources comparables à celles d'autres milieux qui vivent des situations similaires. On a l'impression de toujours passer à côté.

Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Sylvain Tanguay (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Le CISSS de la Gaspésie souligne que tous les hôpitaux de la péninsule seront évalués, sans toutefois vouloir commenter.
De son côté, le CISSS du Bas-Saint-Laurent dit ne pas participer à ces travaux.
Simon Deschênes est prêt à descendre dans la rue pour se faire entendre. Il cite en exemple les mobilisations citoyennes pour les services de santé au Bas-Saint-Laurent, plus précisément à Trois-Pistoles et à Pohénégamook récemment.
Parmi les solutions, le maire suggère d'améliorer le service d'hébergement pour les infirmières et d'ajouter une prime spéciale afin d'attirer les travailleurs de la santé.


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