Selon les informations d’Europe 1, Laurent Nuñez a demandé lundi soir aux préfets de zone que les forces de l’ordre soient moins visibles au départ des manifestations de ce mardi. Le ministre de l’Intérieur souhaite un encadrement plus à distance, tout en maintenant une capacité d’intervention immédiate en cas de violences.
Laurent Nuñez a réuni lundi soir en visioconférence les préfets de zone pour arrêter le dispositif de maintien de l’ordre prévu ce mardi. Au cours de cette réunion, le ministre a demandé qu’il n’y ait "pas de présence visible" des forces de l’ordre au début des cortèges et a appelé à un "encadrement à distance des manifestants".
Selon plusieurs participants, Laurent Nuñez a insisté sur la nécessité d’"encadrer les manifestations avec du recul", tout en restant "en capacité d’intervenir en cas de violences". À Paris, environ 2.000 policiers sont mobilisés. Un volume volontairement contenu, selon une source policière : "2.000 policiers à Paris, tu as compris qu’on ne sortait pas la grosse Bertha".
"Il n’y a aucune inflexion"
Plusieurs de nos interlocuteurs parlent d’une "inflexion" dans la gestion du maintien de l’ordre. Une lecture contestée par l’entourage du ministre. "Il n’y a aucune inflexion", assume-t-on à Beauvau, où l’on présente ces consignes comme classiques. "Face aux violences, face aux jets de projectiles, on intervient systématiquement", précise l’entourage de Laurent Nuñez.
Ces consignes interviennent au lendemain de la grave blessure d’un lycéen de 15 ans à Lens, qui a eu une main arrachée après avoir ramassé une grenade lancée par les forces de l’ordre. Laurent Nuñez doit refaire un point ce mercredi soir avec les préfets de zone.


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