NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Alors que le Muretain Agglo a mis en demeure le porteur de projet pour boucler rapidement le dossier, une autre grande enseigne s’engage à s’implanter à la Porte des Pyrénées.
Sur le même thèmeNouveaux commerces à ToulouseArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Guillaume Laurens Publié le 17 sept. 2026 à 6h04
Le vieux serpent de mer sortira-t-il de terre… ou sera-t-il enseveli à jamais ? À quelques semaines de l’ultimatum fixé par le Muretain Agglo à la foncière Sodec, pour la finalisation du projet du centre commercial Porte des Pyrénées à Muret, au sud de Toulouse, le dossier prend encore un nouveau tournant. Selon nos informations, une autre enseigne très attendue vient rebattre les cartes, s’engageant à s’implanter aux côtés de l’hypermarché Carrefour, dont la signature officielle est très attendue localement. On vous dévoile ce qu’il se passe en coulisses.
Un pôle alimentaire avec un hyper et un supermarché
Un rebondissement de plus dans le feuilleton Porte des Pyrénées, une saga qui anime le tout Muret depuis plus de 20 ans. Alors que l’adhérent de la Coopérative U qui s’était positionné sur le projet en 2025 s’était finalement retiré, et que l’un de ses principaux concurrents, Carrefour, s’est à nouveau positionné, le porteur de projet a, d’après nos informations, changé son fusil d’épaule, et planché sur une autre solution.
L’idée ? Créer sur les 4 000 m2 de surface de vente initialement dévolus à Hyper U dans la zone de Muret-Sud un nouveau pôle alimentaire, qui serait toujours constitué d’un hypermarché, mais aussi désormais du supermarché Grand Frais, le champion des produits frais et de l’épicerie du monde, dans une grande cellule mitoyenne.
L’enseigne Grand Frais très attendue des habitants de Muret
Selon nos sources, Grand Frais a fait mener une enquête auprès de la population locale pour s’assurer de l’intérêt d’ouvrir un magasin à Muret. Réalisée auprès d’un échantillon de 500 personnes, celle-ci ferait valoir que le fleuron du supermarché frais serait, de très loin, la marque la plus attendue des habitants : interrogés pour savoir quelles enseignes ils préféreraient voir s’implanter, 50 % d’entre eux auraient répondu « Grand Frais », loin devant les géants de la grande distribution traditionnelle. Beaucoup de consommateurs feraient en effet des dizaines de kilomètres pour s’achalander chez Grand Frais. Et même Carrefour verrait d’un bon œil l’arrivée de cette locomotive à ses côtés.
En clair, les Muretains auraient deux supermarchés au lieu d’un : Carrefour conserverait son hypermarché mais réduirait un peu la voilure, pour accueillir son concurrent spécialiste du frais, qui n’est pas encore présent dans ce secteur du département, bien qu’il ait déjà cinq magasins dans la Métropole de Toulouse.
Carrefour et Grand Frais se partageant le gâteau de la consommation alimentaire à Muret, ce serait un cas de figure assez inédit dans le petit monde de la grande distribution… Les deux enseignes ayant manifesté leur intérêt, le dossier serait en cours de finalisation.
Un hypermarché de 6 000 m2 serait possible
Ce projet serait donc légèrement différent de celui initialement présenté… tout en étant bien au-dessous des autorisations de la CNAC.
Rappelons qu’au bout d’interminables années de bataille judiciaire, la Sodec avait obtenu du gendarme de l’urbanisme commercial l’autorisation définitive d’implanter un hypermarché de 6 000 m² à Muret-Sud, entouré d’une quinzaine de moyennes surfaces sur 17 000 m² d’espaces de vente. À l’heure où la loi ZAN, entrée en vigueur entre-temps, interdit toute nouvelle artificialisation des sols, Porte des Pyrénées est probablement le dernier grand centre commercial en France à pouvoir émerger…

Commercialisation achevée à 90 % avec des enseignes de premier ordre :
Outre Carrefour et Grand Frais, une quinzaine d’enseignes au total resteraient encore formellement engagées auprès de la Sodec pour s’installer sur ce site de Porte des Pyrénées. Parmi elles, il y a notamment le magasin de bricolage Weldom, filiale de Leroy Merlin, mais aussi d’autres grandes marques d’équipement pour la maison : Action, Centrakor, Zoli99 (spécialiste de l’ameublement), et Maxi Zoo, le champion de l’animalerie.
En matière alimentaire, on y retrouverait aussi la boulangerie Marie Blachère, ainsi que de la cave à vins et bières V and B.
Dans un autre registre, Chaussea s’est également positionné, tout comme Armand Thierry, Kiabi et l’enseigne Intersport. Également en matière de sport, le site doit accueillir l’enseigne de fitness Webody, ainsi qu’une salle de padel.
Magasin de jouets… et centre de santé ?
Selon nos sources, la commercialisation de Porte des Pyrénées serait quasiment achevée : sous réserve bien évidemment que Carrefour aille au bout de ses engagements, sur les 33 000 m² de surface plancher, 600 m2 resteraient à pourvoir. Sur les trois cellules encore à commercialiser, plutôt qu’un commerce, l’une pourrait finalement être consacrée à un éventuel centre de santé, qui aurait sollicité le promoteur. Le choix ne serait pas tranché. Pour les deux restantes : une à deux cellules seraient promises à un magasin de jouets (avec ou sans enseigne commerciale à côté).
Que dit l’ultimatum du Muretain Agglo ?
La Sodec parviendra-t-elle à ficeler ce projet avant que l’ultimatum d’André Mandement, le maire de Muret et président du Muretain Agglo, n’arrive à échéance ? Et cet ultimatum – qui n’est pas le premier lancé par l’édile au promoteur – est-il viable juridiquement ? Lassée des « reports successifs de mise en œuvre du projet », l’intercommunalité avait voté mercredi 15 juillet une mise en demeure de la SCI Porte des Pyrénées, filiale du groupe Sodec, lui laissant 10 semaines – à compter de la réception de la notification de la délibération par le promoteur – pour formaliser son engagement, faute de quoi le projet serait abandonné au profit « d’autres activités économiques ».
Concrètement, le Muretain Agglo demandait la présentation de deux éléments indissociables : une offre d’achat ferme et définitive des deux lots qui composent cet immense terrain de 13 hectares situé sur l’avenue des Pyrénées, tout près de la sortie Muret-Sud de l’A64, mais aussi et surtout « une garantie bancaire portant sur l’ensemble du coût du projet ». En cas de manquement ? L’intercommunalité procéderait à « l’abrogation » des délibérations qui ont autorisé ce projet avant la loi ZAN… et que nul n’obtiendrait sans doute plus jamais.
Pourquoi personne n’a intérêt à faire dérailler le projet
S’agissait-il d’une réelle menace ou d’un coup de bluff pour faire accélérer l’interminable accouchement du projet ? Une chose est sûre : ni le porteur de projet, ni l’intercommunalité n’ont intérêt à voir s’enliser le dossier.
Annuler un permis de construire obtenu devant la cour administrative d’appel ferait courir de gros risques juridiques et économiques à la collectivité, qui serait à coup sûr attaquée devant les tribunaux… et devrait probablement s’acquitter de dommages et intérêts colossaux. Et surtout, une nouvelle bataille judiciaire bloquerait le foncier pendant toute la durée des procédures, soit au bas mot cinq à dix ans supplémentaires de perdus.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


2 day_ago
110

























.jpg)






French (CA)