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La justice indienne a ordonné dimanche la remise en liberté des chefs du mouvement des "cafards" arrêtés la veille en amont d'une manifestation largement réprimée contre la révision des listes électorales, dont les organisateurs ont appelé à poursuivre la contestation dans la rue.
"Le tribunal a ordonné la libération d'Abhijeet (Dipke), Saurav (Das) et Ashutosh (Ranka)", a annoncé leur avocate, Ratna Singh, sur les réseaux sociaux, "à la condition qu'ils ne troublent pas l'ordre public pendant un an".
Les trois hommes, qui avaient été arrêtés à leur descente d'avion à l'aéroport de New Delhi en provenance de Bombay (ouest), ont quitté en voiture le commissariat de la capitale où ils étaient retenus sans faire de déclaration.
"Les cafards ne meurent jamais !", s'est aussitôt réjoui le Cockroach Janta Party (CJP, parti du peuple des cafards), sur son compte X.
L'Inde peut-elle créer une IA capable de rivaliser avec ChatGPT ?La police indienne a procédé samedi à des milliers d'arrestations, selon la presse locale, pour empêcher la tenue du rassemblement, non autorisé, auquel les "cafards" et l'opposition avaient appelé pour exiger la démission du président de la commission électorale, Gyanesh Kumar.
Des journalistes de l'AFP ont assisté tout au long de la journée à de nombreuses interpellations de manifestants qui tentaient de rallier le centre de Delhi, forcés de monter dans des bus affrétés par les forces de l'ordre.
La police n'a pas publié de décompte des arrestations.
Depuis plusieurs semaines, l'opposition et les "cafards", un mouvement de jeunes né en ligne au printemps dernier, mènent la fronde contre une révision des listes électorales qui a permis la radiation de 130 millions d'inscrits, selon le décompte des médias.
Entamé l'an dernier, ce nettoyage visait à en retirer les doublons, défunts et fraudeurs.
Mais ses détracteurs l'accusent d'écarter en priorité les minorités, notamment les musulmans, et les populations les plus vulnérables au profit du Bharatiya Janata Party (BJP) du Premier ministre ultra-nationaliste hindou, Narendra Modi.


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