L’offre de biens à louer se redresse en France, mais reste insuffisante pour contenir la hausse des loyers et compenser la demande.

Caroline CHALOIN - Aujourd'hui à 17:33 | mis à jour aujourd'hui à 17:48 - Temps de lecture :

Le stock de biens à louer s’améliore en un an mais demeure à des niveaux historiquement bas. Photo Thomas Hubert/Sipa

Le stock de biens à louer s’améliore en un an mais demeure à des niveaux historiquement bas. Photo Thomas Hubert/Sipa

Malgré une accalmie depuis l’année dernière, le marché locatif reste tendu ce printemps sur le territoire national. Les loyers repartent à la hausse et progressent plus vite que l’inflation, alors même que la demande recule et que l’offre s’améliore.

Ce rééquilibrage reste toutefois insuffisant : la demande demeure élevée et le niveau d’offre historiquement bas, selon la plateforme d’annonces immobilières SeLoger.com. 

La demande locative recule, mais pas suffisamment…

Après un pic en 2024 et un net ralentissement en 2025, les loyers repartent à la hausse en 2026. Au 1er avril, ils ont augmenté en moyenne de + 2,5 % en un an en France, avec un écart de + 0,6 % par rapport à l’inflation de mars 2026 (+ 1,9 %). 

La demande locative baisse sur un an de - 16 % au niveau national, après un premier recul de seulement - 2 % en avril 2025. Mais elle reste + 42 % au-dessus de son niveau d’avril 2021. 

Un stock historiquement bas

Le stock de biens à louer s’améliore en un an (+ 17 %) mais demeure à des niveaux historiquement bas (- 16 % par rapport à 2021). Ce qui est insuffisant pour rééquilibrer le marché, indique SeLoger. 

À Paris, la tension reste plus forte qu’au niveau national : les loyers progressent dans la capitale de + 3,5 % sur un an au 1er avril, et l’offre se dégrade (- 15 % en un an, soit son niveau le plus bas depuis au moins cinq ans et - 67 % depuis 2021).

Un signal encourageant était apparu entre septembre 2024 et juin 2025 avec un stock qui repartait à la hausse, mais depuis, l’évolution annuelle ne cesse de reculer.

Un lien direct entre marché de l’achat et marché de la location

Lorsque les conditions d’accès à l’achat se durcissent, les ménages qui ne franchissent pas le cap de l’accession restent locataires sans libérer le parc existant. Depuis le début de 2026, les taux d’intérêt des prêts remontent : 3,23 % en février 2026, contre 3,08 % en décembre 2025.

« Conjuguée à une hausse des prix immobiliers de + 0,9 % en un an, cette évolution dégrade le pouvoir d’achat immobilier des ménages », souligne SeLoger. Ce qui explique la persistance de la tension sur le marché locatif.

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