NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Ce 19 février, Vigicrues, site du gouvernement, a maintenu un état de vigilance rouge sur 5 tronçons de fleuves et rivières et 23 en vigilance orange. La menace reste bien présente...
Retour sur un contexte de plus en plus préoccupant
Janvier et février 2026 illustrent un phénomène désormais récurrent : des pluies persistantes, aggravées par les tempêtes Nils et Pedro. Selon Lucie Chadourne-Facon, directrice de Vigicrues, la France a dépassé tous ses records.
La Charente est, elle aussi, en crue. © hcast, Adobe Stock
Et la Loire, la Garonne, la Dordogne ou la Charente sont sorties de leur lit, inondant les terrains environnants voire les habitations.
Face aux crues, des obligations légales
Face au risque, impossible d'improviser : la loi encadre la vente d'un bien.
En ce qui concerne les inondations, tout vendeur d'un bien concerné par le Plan de prévention des risques naturels (PPRN) doit fournir à l'acheteur un ERP (état des risques et pollutions) exigé par l'article L125-5 du Code de l'environnement. Ce document légal doit être intégré au dossier de diagnostic technique dès la promesse de vente.
Les biens situés en zone inondable doivent être obligatoirement signalés lors de leur vente. © Willy Mobilo, Adobe Stock
Depuis le 1er octobre 2022, cette mention obligatoire doit également être mentionnée dans l'annonce immobilière d'un logement en zone inondable : « Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : www.georisques.gouv.fr ».
L'actuel propriétaire du bien est, par ailleurs, tenu de rendre compte de tout sinistre ayant donné lieu à une indemnisation au titre d'une catastrophe naturelle et cela, même si les travaux de réparation ont eu lieu. Une transparence aujourd'hui incontournable !
Quid de la décote sur le prix de vente ?
Le marché immobilier sanctionne-t-il réellement les inondations ?
Une étude publiée sur le site HAL science en 2024 analyse l'influence du risque d'inondation sur les prix de l'immobilier en France entre 2019 et 2023. Les estimations hédoniques montrent qu'une localisation en zone à risque fort entraîne une décote significative, notamment dans certains départements, en particulier les plus exposés.
Par exemple, dans le Gard, les biens situés dans les zones à risque faible d'inondation peuvent enregistrer une décote de 4,96 % à 7,57 % et de 8,13 % à 11,26 % dans les zones à risque fort. Dans le Maine-et-Loire, cette décote atteignait -22,96 % en 2021 et -11,87 % en 2022.
Dans le Maine-et-Loire, les zones inondables peuvent enregistrer des décotes plus ou moins importantes. © PlanetEarthPictures, Adobe Stock
Les auteurs Tristan Ancel, ENS Paris-Saclay, et Thierry Kamionka, CREST, CNRS et Institut Polytechnique de Paris, révèlent également « un phénomène de mémoire imparfaite » où l'impact d'une inondation sur les prix de l'immobilier s'estompe avec le temps en l'absence de nouveaux sinistres.
Une autre étude réalisée en 2023 par l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) estimait que des logements en zones inondables peuvent être plus ou moins décotés selon leur situation. En Occitanie, les biens situés en zone inondable s'avèrent environ 10 % moins chers que les prix médians du même territoire. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, ils baissent en moyenne de 21 %.
Cette perte de valeur s'explique par le cumul de plusieurs facteurs : la méfiance des acheteurs face à un sinistre futur, les difficultés à obtenir une assurance habitation complète et le coût de travaux pour se protéger des inondations. Dans certains cas, la prime d'assurance peut être majorée, voire refusée dans les cas les plus extrêmes.
Des zones qui « résistent » parfois
Un reportage de TF1 diffusé en mai 2025 montrait que certains propriétaires ne regrettaient pas leur achat et restaient « optimistes » face aux crues de la Loire, à quelques pas de leur domicile. Cette situation illustre que, même si une décote est appliquée à certains biens pour leur situation en zone inondable, ils ne voient pas forcément leur tarif se déprécier, la vue imprenable faisant augmenter leur prix.
Le cas est similaire en ce moment sur les quais bordelais qui font face à une grande inondation, est-ce pour autant que les prix chuteront ? Rien n'est moins sûr...
Même face aux inondations, Bordeaux peut-elle voir les prix de son immobilier chuter ? Pas sûr... © burgueyre, Adobe Stock
La crise de l'immobilier incite encore quelques Français à acheter en zones inondables. À Saint-Louis de Montferrand, en Gironde, Marie et Thomas ont ainsi acquis une maison attractive financièrement, sans intégrer « pleinement » la dimension du risque d’inondations.
Pourtant, selon l'Inrae, les ménages étudiés sont prêts à réajuster leur budget de 38 000 € à 77 000 € pour éviter de vivre en zone inondable.
Le risque aurait donc bien un prix et varie selon le marché immobilier local, le budget de chacun ou... la mémoire des inondations.


4 month_ago
17



























.jpg)






French (CA)