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Par Stéphany Gardier
Publié le 30/10/2026 à 09h15, mis à jour le 30/10/2026 à 12h02

DÉCRYPTAGE - Ils ont beau concerner une grande partie des femmes au cours de leur vie, ils restent absents des politiques de santé publique et, malgré une diversification des options thérapeutiques, entraînent encore trop souvent l’ablation de l’utérus.
Les fibromes utérins sont des tumeurs non cancéreuses mais, chez certaines femmes, ils peuvent provoquer des saignements voire des hémorragies, des douleurs, la compression d’organes adjacents, une gêne dans certains mouvements, etc. Or leur prise en charge laisse à désirer et, alors que des alternatives thérapeutiques existent, la présence d’un fibrome symptomatique reste trop souvent synonyme d’hystérectomie, soit l’ablation de l’utérus parfois accompagnée de celle des ovaires. Une intervention souvent présentée comme bénigne, dont les possibles effets secondaires à long terme ont longtemps été ignorés (entrée en ménopause accélérée même lors de la conservation des ovaires, augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, du risque de prolapsus et de fuites urinaires, impact sur la santé mentale…).
Le nombre de ces interventions reste élevé en France (environ 60 000 interventions en 2019) bien qu’une tendance à la baisse se soit amorcée depuis 2007…


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