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REPORTAGE - Le temps d’un week-end, près de 20 000 festivaliers se sont retrouvés près de Bourges pour un teknival sur un terrain de l’armée française où sont encore enfouies des mines. Un événement à haut risque sous le regard désemparé des riverains.
« Ils s’autorisent des choses qui nous sont interdites depuis toujours ! » Annie ne décolère pas. Depuis vendredi matin, la retraitée berrichonne voit défiler, devant son domicile, un ballet incessant de véhicules. « J’ai commencé à compter puis j’ai arrêté car ça devenait indécent, se désole-t-elle. Alors, j’ai observé les plaques d’immatriculation. » Espagne, Belgique, Allemagne, Pays-Bas… Depuis le pas de sa porte, la septuagénaire a voyagé. Mais ce week-end, les visiteurs n’étaient pas là pour profiter du paysage. « Ils ne pensent qu’à picoler, fumer, faire la fête et tout salir », peste la riveraine, le regard tourné vers le « Polygone », un site dépendant de la Délégation générale à l’armement-techniques terrestres (DGA-TT).
Ce terrain militaire, qui s’étend sur 30 kilomètres au sud-est de Bourges (Cher) près des villages de Cornusse, Bengy-sur-Craon et Nérondes, est occupé depuis vendredi matin par les participants d’un « Teknival » qui devait prendre…


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