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«Il y a une volonté de dire aux gens ce qu’il faut écouter» : Bénabar en veut à France Inter

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«Chez France Inter, il y a une volonté de dire aux gens ce qu'il faut écouter», s'agace Bénabar

VIDÉO - Invité dans « Le Figaro la nuit», le chanteur dénonce avec son habituel franc-parler le snobisme du service public dans leurs choix éditoriaux.

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C’est sur le chemin du restaurant de son ami Jean-François Piège que le chanteur de chansons populaires s’est entretenu avec Thibaut Gauthier pour l’émission «Le Figaro la nuit». Dans cette interview, Bénabar s’est agacé du traitement des artistes français par le service public.

«La chanson populaire, c’est le public qui décide», a tenu à rappeler le quinquagénaire venu présenter son album Le soleil des absents. Tout au long du trajet, il a pointé du doigt Télérama  et France Inter en les prenant en exemple.

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Pourtant biberonné par Télérama et France Inter qui tournaient «tout le temps à la maison» quand il était enfant, Bénabar pousse un coup de gueule sur leurs choix éditoriaux. Cependant le fils de libraire tient à préciser qu’il « respecte le service public, comme on ne peut pas l’imaginer. C’est pour ça que j’ai la dent dure, plus dure que certains d’ailleurs». 

Mes attachés de presse ne vont pas voir France Inter depuis 5 ou 6 albums

Bénabar

«Moi, j’ai un sentiment de trahison personnelle mais je ne parle pas que de moi. Évidemment il y a mon ego de chanteur qui intervient pour beaucoup, mais pas que», s’agace-t-il en parlant de France Inter et de Télérama. Mécontent, il poursuit sa diatribe en attaquant de nouveau le service public : «La réalité, c’est une envie de censure. Parce que les snobs ne font de mal à personne [...] mais par contre quand ça devient un système, ça devient une forme de censure», estime-t-il.

Une pratique qui ne leur sert pas selon l’interprète du Dîner et de L’effet papillon : « Trois quarts des artistes français n’envoient même pas leur disque à France Inter et c’est le service public, donc ça pose un problème». D’ailleurs, l’artiste s’est lui aussi résigné. «Les attachés de presse avec qui je travaille depuis plusieurs albums ne vont pas voir France Inter depuis 5 ou 6 albums, ce n’est pas la peine», confie encore Bénabar dans «Le Figaro la nuit».

L’auteur-compositeur-interprète a néanmoins donné un conseil aux futurs artistes qui souhaitent se lancer dans la musique : « Il faut éviter les gens qui décident ce qui est bien et ce qui n’est pas bien, parce que c’est ça la censure en fait». 

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