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Le ministre des Transports a affirmé que la décision de la compagnie espagnole créait «une future jurisprudence», et nécessitait une vérification au niveau européen. Il a réitéré l’importance du respect des droits des passagers.
Passer la publicité Passer la publicitéFace à la flambée du prix des carburants, la compagnie aérienne espagnole Volotea a décidé de répercuter la hausse sur le prix des billets déjà achetés, pour les réservations effectuées à partir du 16 mars. Seule compagnie à avoir mis en place ce système jusqu’à présent, cette disposition laisse quelques doutes quant à sa légalité. «C’est une future jurisprudence Volotea», a affirmé le ministre des Transports Philippe Tabarot ce mardi matin sur le plateau de France 2.
S’il est compréhensible que la hausse du prix des carburants soit répercutée lors de l’achat d’un billet, la légalité d’augmenter le prix après l’achat reste incertaine. «On est en train de creuser la chose très rapidement, parce qu’il y a un flou là-dessus», a précisé le ministre. «Il faut le vérifier, mais pas au niveau national, c’est au niveau européen que ça se traite».
Droits des passagers
Concernant les autres compagnies, celles-ci seront reçues par le ministère des Transports mercredi et devraient se positionner sur cette disposition. «Il faut que ce soit une hausse contrôlée, parce que les difficultés, ce ne sont que les passagers qui doivent les porter financièrement, ce sont les compagnies également», a estimé Philippe Tabarot. Il a rappelé que le problème principal était lié à la hausse du prix des carburants et aux difficultés des compagnies aériennes, et non à une éventuelle pénurie de kérosène. «Nous n’avons pas touché à nos stocks stratégiques».
De façon générale, le ministre a dit attacher une attention particulière aux droits des passagers. «Ça veut, en cas d’annulation, prévenir suffisamment tôt, ça signifie replacer les passagers sur un vol s’ils le souhaitent, ou bien sûr, des remboursements», a-t-il précisé, ajoutant qu’il «vaut mieux voir un avion plein plutôt que deux avions à moitié vides, ce qui arrive malheureusement en ce moment».


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