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Depuis son passage dans «L’Heure des pros» sur CNews, l’animatrice de «L’Amour est dans le pré» est accusée de racisme. L’Arcom a même été saisi par plusieurs députés.
Passer la publicité Passer la publicitéJournée chargée pour Karine Le Marchand. Car avant d’être offusquée par une question d’Olivier Truchot sur l’affaire Jean-Marc Morandini dans «Les Grandes Gueules», l’animatrice de «L’Amour est dans le pré» a eu des propos sur CNews qui ont également déclenché une polémique. Invitée par Pascal Praud en matinée pour la promotion de son documentaire Les nouveaux Français, 100 ans d’immigration, diffusé ce lundi 9 février sur M6, la présentatrice a partagé un souvenir.
«J’ai grandi à Nancy. À la cantine, celui qui ne mangeait pas de jambon, on échangeait les desserts, des yaourts, des légumes, des fruits et on se démerdait. On était beaucoup moins à l’écoute des différences de chacun. Il n’y avait pas de revendication. J’allais chez mes voisins qui pouvaient être musulmans, j’adorais qu’ils m’expliquent comment on faisait le couscous. C’était de la curiosité qui était très saine. Et les juifs fréquentaient les musulmans», a détaillé Karine Le Marchand jusqu’au moment où son récit s’attarde sur l’année 1986, l’année où elle est «montée à Paris».
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«J’ai eu un choc. Parce que là, j’ai vu des revendications qui n’existaient pas en Province. Je me souviens, j’étais à Châtelet, vous avez vu ma tête, j’ai vu le RER arriver et j’ai vu tous ces noirs et tous ces musulmans, ces Arabes, enfin ces gens qui avaient des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir parce qu’à Nancy j’étais la seule de mon école avec ma sœur à avoir cette tête-là. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir eu un peu peur. Et puis, j’ai vite pris l’habitude et je n’ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères », a-t-elle ajouté.
Un signalement à l’Arcom
Suite à la diffusion de la séquence, plusieurs députés, comme Ersilia Soudais de LFI ou encore l’Écologiste Léa Balage El Mariky ont indiqué avoir saisi l’Arcom pour «propos racistes».
«Il y a des polémiques qui arrivent en France, on ne les voit pas venir», se désole ce soir en plateau Pascal Praud avant de reconnaître le point que «l’on peut contester» dans le discours de Karine Le Marchand. Le journaliste rappelle que l’utilisation du mot «musulman» n’est «pas juste» car «on ne voit pas un musulman, comme on ne voit pas un chrétien non plus. Ce n’est pas inscrit sur le front». «Je l’ai laissé dire ce qu’elle avait à dire. On peut considérer que l’Arcom va intervenir, pourquoi pas», ajoute-t-il.
«Elle dit “j’ai peur”, et moi j’ai interprété qu’elle jouait. Elle n’a pas peur, c’est une formule de style, elle met en scène ce moment. Si vous prenez ça au premier degré, elle n’a pas eu peur de voir des noirs dans le RER, je ne pense pas que ce soit ça», conclut Pascal Praud.


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