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Par Apolline Convain, envoyée spéciale au Kurdistan irakien
Le 5 mars 2026 à 20h30

REPORTAGE - Alors que les États-Unis s’interrogent sur l’opportunité de leur fournir un soutien et des armes, la République islamique intensifie ses frappes contre leurs camps où des milliers de combattants vivent avec leur famille en exil.
Perchés sur la colline qui fait face à l’entrée du camp d’Azadi, trois pechmergas du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran (PDKI) sont étendus dans l’herbe. Ils fixent l’horizon qui se faufile entre les plissures rocailleuses de la plaine irakienne de Koya, leurs yeux comme des radars. Quatre heures auparavant, trois drones se sont écrasés sur le camp dont ils gardent l’entrée, armés seulement de kalachnikovs. Depuis samedi, c’est la sixième attaque contre les positions du PDKI, le plus ancien des partis kurdes d’opposition au régime iranien, exilés en Irak. D’autres sont attendues dans les heures qui suivent.
À l’approche de la voiture, ils bondissent d’un seul mouvement. « Tout le monde recule », hurlent-ils tour à tour. Leur gravité soudain ajoute quelques années à leurs visages juvéniles, sertis de moustaches parfaitement taillées. Le commandant surgit, passe quelques coups de téléphone, opine du chef et finit par concéder : « Vous pouvez rentrer, mais c’est uniquement parce…


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