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"Il faut lui casser la tête" : la dispute entre voisins dégénère près de Caen

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Le tribunal correctionnel de Caen examinait le lundi 10 août 2026, le dossier d'un jeune homme de 20 ans, poursuivi pour avoir frappé son voisin à Vacognes-Neuilly (Calvados).

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Ce lundi 23 février 2026, à 19h, un homme de 31 ans a été interpellé par les gendarmes devant le domicile de son ex-femme, au sud de Caen (Calvados).

Le tribunal correctionnel de Caen examinait le lundi 10 août 2026, le dossier d’un jeune homme de 20 ans, poursuivi pour avoir frappé son voisin à Vacognes-Neuilly (Calvados). ©Illustration Liberté Caen

Par Valentine Lefevre Publié le 10 août 2026 à 18h24

Le 15 juin 2026, en début d’après-midi, un appel en provenance de Vacognes-Neuilly, un village situé à proximité d’Evrecy, à une vingtaine de kilomètres au sud de Caen (Calvados) arrive au centre opérationnel de la gendarmerie du Calvados. Un jeune homme leur indique qu’il vient de frapper son voisin, au domicile de sa mère. Visiblement alcoolisé, il insulte également l’opérateur au téléphone. Les gendarmes se rendent sur place. Le jeune homme est interpellé et placé en détention provisoire jusqu’à son audience au tribunal de Caen. 

Une question d’honneur

À l’origine de l’altercation, une dispute avec son voisin au sujet du volume de la musique. Le ton monte et le prévenu lui porte un coup au visage. À la barre, il reconnaît les faits. Il se présente également comme appartenant à la communauté des gens du voyage et justifie son comportement par cette phrase :

C’est parce que c’est mon origine, c’est comme ça chez nous. Fallait que je lui casse la tête, que je sauve mon honneur.

Il indique aussi être reconnu par la MDPH avec un taux d’incapacité de 50 à 80 %.

Une forte impulsivité

L’expertise psychiatrique réalisée dans le cadre de la procédure ne relève pas de maladie mentale. Elle décrit en revanche une forte impulsivité et des difficultés à maîtriser ses émotions. La présidente du jury résume ainsi les conclusions de l’expert : “Vous êtes quelqu’un d’impulsif, donc c’est-à-dire vous allez penser quelque chose, vous allez réagir immédiatement. Y compris avec la violence.”

L’expert relève également une banalisation de la violence. Parmi les propos rapportés à l’audience figure notamment cette phrase : « tu vas comprendre c’est qui le bonhomme, je lui ai dit que j’allais péter un câble, il me croyait pas ». Une formule qui illustre, selon l’expertise, la difficulté du jeune homme à prendre du recul lorsqu’il est confronté à une situation conflictuelle.

Six mois à exécuter

Son passé judiciaire pèse dans les débats. Il fait état de quatre mentions. Le ministère public avait requis six mois de prison ferme, estimant notamment que son profil faisait craindre une récidive.

Le tribunal le condamne finalement à quatre mois d’emprisonnement et ordonne la révocation du sursis de deux mois prononcé par le tribunal pour enfants le 14 mai 2024 pour des faits de violence. Le jeune homme devra donc exécuter six mois de prison avec un maintien en détention. Sur le volet civil, le tribunal reçoit la constitution de partie civile du voisin et condamne le prévenu à lui verser 150 euros au titre du préjudice moral.

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