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Il faut en finir avec la dictature islamique d’Iran

4 month_ago 58

         

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À West Point comme à Annapolis, on enseigne aux futurs officiers US toutes les techniques de combat. Mais pas assez l’art de la guerre résumé ainsi par Sun Tzu : « Pour gagner une bataille, tu dois d’abord apprendre à penser comme ton ennemi. »

C’est le talon d’Achille des forces armées américaines. Donald Trump peut encercler l’Iran avec ses forces aéronavales et les renforcer par des bombardiers furtifs B 2 Spirit à long rayon d’action, c’est insuffisant pour faire plier des forcenés au cerveau congelé.

Le pragmatisme et la rationalité sont des concepts aussi étrangers aux islamistes qu’ils l’étaient aux Nippons d’antan. Rapprochés par un point commun : le goût du sacrifice. Les Japs pour l’honneur. Les djihadistes pour accéder au paradis-bordel promis par leur chamelier pédophile.

Trump alterne les appels à une issue négociée avec les menaces guerrières, mais les chats persans font le gros dos.

Leur ronronnements ne signifient pas qu’ils se calment. Ils temporisent et cherchent quelle nouvelle ruse ils pourraient inventer pour croquer la naïve souris occidentale. En continuant en douce leur programme nucléaire militaire. Et sans cesser de massacrer leur population rétive.

Un point positif enfin après la déception devant la passivité américaine : vendredi, le POTUS a évoqué ouvertement un renversement du pouvoir en Iran. « Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », a-t-il répondu à des journalistes l’interrogeant sur un éventuel changement de régime avec l’appui des Américains.

Le petit shah sort ses griffes

Reza Pahlavi multiplie les appels à la mobilisation contre la dictature. Le fils du shah déchu s’est dit samedi prêt à mener la transition vers un avenir démocratique et laïque en Iran, devant 200.000 partisans rassemblés à Munich, en marge de la Conférence sur la sécurité.

« Je suis ici pour garantir une transition vers un processus démocratique transparent, à travers les urnes », a dit ce leader de l’opposition iranienne en exil. Des analystes politiques qui disposent encore de relais sur place, des espions discrets mais pas inactifs, et des Iraniens qui utilisent le réseau Starlink mis à leur disposition par Elon Musk pour contrer la cenSSure des ayatollahs font remonter des informations intéressantes.

Le shah in shah qui avait préféré fuir en 1979 pour ne pas faire couler le sang de son peuple n’avait pas laissé que des bons souvenirs. Servi par une cour de parasites qui abusaient de leurs privilèges dans un système népotique, il faisait trop confiance à des militaires corrompus et s’appuyait sur une police politique la savak, sorte de Gestapo moyen-orientale que des nazis en cavale avaient fait bénéficier de leur expertise.

Néanmoins, la Perse restait le pays le plus évolué du monde musulman.

De tradition, les Perses outrepassaient le tabou coranique de la représentation humaine dans leurs miniatures et enluminures exposant des femmes aux longs cheveux libres, parfois dans des tenues et postures provocantes. S’y ajoutaient une poésie érotique et toute une littérature amoureuse qui avaient survécu aux restrictions de l’islam et où les femmes n’étaient pas seulement des figurantes.

Omar Khayyam poète et mathématicien agnostique illustrait à merveille ce que pouvait être un islam intelligent s’il conjuguait la voie de l’art à celle de la science. Une exception autrement plus significative que la mystification andalouse que badent nos intellos de pacotille.

Après 47 ans de théocratie obtuse et criminelle, la perception qu’ont les gens du passé royal a changé. De nombreux Iraniens réalisent qu’ils bénéficiaient avant de libertés qu’ils ont perdues. La dictature des religieux fanatiques est plus féroce que l’ordre impérial. S’il advenait des bavures avant, on n’avait jamais vu des dizaines de milliers de civils froidement massacrés par des islamistes aux abois.

Et au niveau du droit des personnes, les Iraniennes et les Iraniens pouvaient se vêtir à l’occidentale, danser et écouter du rock’n roll, regarder des films étrangers, zapper les prières, oublier le ramadan et voyager librement à l’étranger.

En outre, le shah avait promulgué un code civil reconnaissant l’égalité des femmes et des hommes, ouvert l’université aux filles et permis leur accès à toutes les professions. Par la persuasion, il avait conseillé l’abandon du voile islamique à toutes celles qui aspiraient à la modernité, et retiré aux mollahs leur pouvoir de juges de paix en matière de droit de la famille, divorce, filiation et héritage. Quant aux litiges fonciers, commerciaux ou de voisinage, une grande réforme était en cours, pour éliminer de la société les scories de la charia.

On dit aujourd’hui qu’on vivait mieux avec un autocrate moderne que sous la férule de mollahs psychopathes arriérés.

Sans que cela soit annoncé officiellement, l’Iran d’avant 1979 s’acheminait vers une société laïque. Suscitant la fureur des religieux, dépossédés de leur emprise sur le peuple. Une pression d’autant plus rigoureuse que l’islam chi’ite, plus encore que le sunnite, n’est pas seulement un ensemble de prières, de rites, de dogmes et de mythes. C’est un encadrement strict de tous les actes de la vie civile et sociale.

Et tandis que Khomeini éructait ses élucubrations médiévales et brandissait des menaces qu’il n’allait pas tarder à mettre à exécution, deux abrutis comme Jimmy Carter le marchand de cacahuètes et Fiscard Mesquin le crétin sur-diplômé, le portaient aux nues. « Un saint homme » disait le premier. « Un grand espoir pour l’Iran » répliquait l’autre en écho.

Les Iraniens que je fréquentais alors tenaient un discours que ne désavoueraient probablement pas nombre de nos chers compatriotes : « La religion doit être l’affaire privée de chacun, en conscience… S’il y a un dieu quelque part, ce n’est pas à des religieux qui ne sont que des hommes de parler en son nom et de décider à notre place. »

Pour le moment, deux expédients et deux menaces se complètent dans la taqîya chi’ite.

Deux ruses grossières : la promesse d’un appauvrissement de l’uranium enrichi qu’ils pratiqueront avec parcimonie devant les inspecteurs internationaux, sans toucher au gros de leur stock. Et des procès justes et équitables pour les dissidents, avec débats publics et avocats, en sachant qu’il ne tiendront jamais parole. Puisqu’ils jugent selon la loi islamique qui permet tous les crimes contre les apostats.

Première menace sérieuse à prendre en considération : des attaques contre les bases américaines implantées dans les pays arabes. Sunnites certes, mais contre les koufars, l’alliance sacrée de tous les mahométans l’emporte souvent. Ne plus compter sur ses alliés et craindre le coup de poignard dans le dos n’oblige pas à renoncer. Mais à prendre quelques précautions pour étouffer le serpent dans l’œuf.

Deuxième menace : saturer les défenses israéliennes de drones et de missiles avant les premières frappes américaines. La doctrine iranienne est la stratégie de la terreur reposant sur l’intimidation et les massacres. Vue sous cet angle, l’attentisme de Trump peut être compris comme un délai permettant à Israël de renforcer ses défenses et de préparer des ripostes que ses ennemis n’imaginent même pas.

« Il est temps d’en finir avec la dictature islamique. C’est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes. Ils ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de l’enterrer. Le peuple iranien a foi en vous. Aidez-le ! », a lancé Reza Pahlavi à l’adresse de Trump.

Accusé par les Occidentaux d’être sur le point de développer l’arme atomique, l’Iran ne veut pas discuter de son programme nucléaire qui, assure-t-il, n’est que civil. Washington exige aussi que cet État-voyou limite son programme de missiles balistiques et cesse d’armer des groupes terroristes dans la région. Leur refus devrait être un casus belli suffisant.

En plus des 30.000 morts massacrés lors des manifestations récentes et des 55.000 personnes arrêtées parmi lesquelles des milliers encourent la peine capitale. Va-t-on laisser encore longtemps les ayatollahs se livrer à leurs exactions et leur affreux chantage ?

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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