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Lors de son passage mardi après-midi à l’Assemblée nationale devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, l’homme d’affaires s’est exprimé sur la situation de l’animateur au sein du groupe Canal+.
Passer la publicité Passer la publicitéMardi après-midi, Vincent Bolloré est resté pendant près de deux heures et demie à l’Assemblée nationale auprès de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Si l’homme d’affaires était convoqué en sa qualité d’actionnaire de la société de production Banijay, il s’est exprimé plus largement sur divers sujets liés à ses activités dans les médias.
Parmi les intervenants, Sophie Taillé-Polian a souhaité revenir sur la situation de Jean-Marc Morandini sur la chaîne CNews appartenant au groupe Canal+ dont il est actionnaire majoritaire. « Pensez-vous que le soutien sans faille de la direction de CNews à Monsieur Morandini était juste étant donné le pouvoir d’influence et d’exemplarité dont fait preuve la télévision dans notre société ? », lui a demandé la députée du groupe écologiste et social.
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« Les dirigeants de CNews ont pris les bonnes décisions en laissant Monsieur Morandini regretter amèrement par écrit ce qu’il avait fait »
Vincent BolloréLe 14 janvier dernier, la Cour de cassation avait rendu définitive la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs à deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Une peine assortie d’une interdiction définitive d’exercer une profession au contact des mineurs et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
Après avoir décidé de ne pas faire appel de cette décision, l’animateur de CNews avait exprimé ses regrets le 30 janvier via un communiqué tout en restant à l’antenne du lundi au vendredi. « Je tiens à présenter mes excuses les plus sincères et les plus humbles à toutes celles et ceux que j’ai pu heurter directement ou indirectement, avait-il écrit. Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance. »
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Le maintien à l’antenne de CNews de Jean-Marc Morandini avait provoqué des remous au sein de la chaîne. Après plusieurs jours de désaccords et de tensions, la journaliste Sonia Mabrouk avait notamment fini par démissionner. Le 9 février, l’animateur de « Morandini Live » avait finalement « proposé à la direction de CNews » de se retirer de l’antenne « afin de rétablir le calme nécessaire au travail de la rédaction ». Dans « Tout beau ton n9uf » sur W9, son ami Cyril Hanouna avait révélé le soir même qu’il s’agissait d’une « sortie d’antenne provisoire » et que Jean-Marc Morandini allait « peut-être revenir à l’antenne de CNews ».
« Je condamne tous les faits délictuels », a déclaré Vincent Bolloré mardi devant la commission d’enquête à l’Assemblée nationale en soulignant que la justice était passée puisque Jean-Marc Morandini avait été condamné. « La deuxième vertu est le pardon », a-t-il ajouté en mettant en avant ses convictions et valeurs chrétiennes. « Les dirigeants de CNews ont pris les bonnes décisions en laissant Monsieur Morandini regretter amèrement par écrit ce qu’il avait fait. Et, ensuite, il a démissionné. Il est parti. » Et de conclure : « Justice est passée, maintenant miséricorde doit passer ».


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